[INSCRIPTION - CONNEXION]        
HOME    CATALOGUE    MAROCKTV    BLOGS    MOOGLE    PUBLICITE    CONTACT
Blog de mohamedosfour ouvert le 11.01.2009 | Contact | www.marockmag.com/mohamedosfour
 


Rejoindre la communauté MarockMag
 
MarockPOD
MarockPOD



Afficher ma pub ici
 
BLOG
BloG offcielle du pionnier du cinema marocain

merci de contacter Me Aïcha Osfour. www.marockmag.com/mohamedosfour
Pour toutes queston sur le blog Mohamed Osfour,



(28.02.2009) LA 7è ART COMMUNAUTÉ FAIRE UN COMMENTAIRE






LA 7è ART COMMUNAUTE...

entrez dans le monde mystérieux du cinéma...

WWW.MOHAMEDOSFOUR.COM

à tout de suite sur www.mohamedosfour.com...


(16.01.2009) ouverture du face book de mohamed osfour FAIRE UN COMMENTAIRE

Profil Facebook <br />
<br />
<br />
<br />
<br />
http://www.facebook.com/people/Mmohamed-Osfour/1186164991<br></font><br><hr color='#696969'><b><font face='Verdana' size='1' color='#696969'>(15.01.2009) HONNEUR RENDU A OSFOUR PAR  FEU SM HASSANE 2  an 19 87</b> <img src='../img/commentaire.gif' align='absmiddle'> <a href='../blogs-commentaire.php?pseudo=mohamedosfour&espace=mohamedosfour&fonc=28&titre=HONNEUR RENDU A OSFOUR PAR  FEU SM HASSANE 2  an 19 87#commentaire'><font face='Verdana' size='2'>FAIRE UN COMMENTAIRE</font></a><br><br><img src='http://www.marockmag.com/mohamedosfour/blog/medail.jpg' align='Default'><font face='Verdana' size='1' color='#696969'>HONNEUR RENDU A OSFOUR <br></font><br><hr color='#696969'><b><font face='Verdana' size='1' color='#696969'>(15.01.2009) Société - Afrique du Nord - Maroc - Cinéma </b> <img src='../img/commentaire.gif' align='absmiddle'> <a href='../blogs-commentaire.php?pseudo=mohamedosfour&espace=mohamedosfour&fonc=27&titre=Société - Afrique du Nord - Maroc - Cinéma #commentaire'><font face='Verdana' size='2'>FAIRE UN COMMENTAIRE</font></a><br><br><img src='http://www.marockmag.com/mohamedosfour/blog/268852-336636.jpg' align=''><font face='Verdana' size='1' color='#696969'> Société - Afrique du Nord - Maroc - Cinéma <br />
<br />
Le cinéma marocain célèbre ses 50 ans <br />
Le Festival National du Film s’est tenu à Tanger <br />
<br />
La 10ème édition du Festival National du film marocain s’est déroulée à Tanger, du 13 au 20 décembre. La compétition a réuni les films de long métrage produits cette année ainsi qu’une sélection de courts métrages. Une occasion précieuse pour regarder de près une des cinématographies d’Afrique les plus vivantes. <br />
<br />
<br />
Par Silvia Angrisani<br />
<br />
La 10ème édition du Festival National du Film marocain, qui s’est achevée samedi à Tanger, a été l’occasion pour célébrer les 50 ans du cinéma national (1958-2008) et découvrir le foisonnement de la production cinématographique contemporaine (15 films par an, contre 35 films par an produits par l’Egypte et 15 films produits par l’Afrique du Sud).<br />
<br />
Le 50ème anniversaire du film marocain a été célébré par une retrospective de 15 films, choisis par un comité de critiques de cinéma : 15 coups de coeur, sélectionnés à partir d’un corpus de plus de 200 films qui constituent la production marocaine à ce jour. Le premier film marocain, objet rare et inconnu pour la plupart des cinéphiles, a fait l’ouverture du festival le 13 décembre.<br />
<br />
Produit en 1958 par un artiste producteur bricoleur, Mohamed Ousfour, à la fois réalisateur, scénariste, acteur, monteur, Le fils maudit est un moyen métrage drôle et tendre, mis en valeur par un doublage tardif, réalisé il y a quelques années par l’auteur, qui double lui-même en voice over tous les personnages. “Mon père – raconte Mme aicha Ousfour, fille du réalisateur – se promenait toujours avec sa caméra et tout événement était l’occasion pour filmer. Quand il tournait, la famille entière était engagée : mes soeurs, mes oncles, nos voisins, et même ma grand-mère jouait dans les films. Mon père organisait des projections publiques dans un garage ou même en plein air, pendant la nuit. La magie du cinéma le fascinait depuis l’enfance, quand il avait assisté à une projection de Tarzan. Depuis, il avait fait des économies en travaillant comme vendeur ambulant de journaux et garçon de café et avec cet argent il avait acheté à 17 ans sa première caméra”.<br />
<br />
Pour Mme Osfour, l’hommage à ce pionnier du cinéma décédé en 2005 est aussi l’occasion de rappeler le rôle de sa femme LENA OSFOUR , “la première femme du cinéma au Maroc : elle était à la caméra quand mon père jouait ses scènes dans les films, elle réalisait les costumes et s’occupait même de certains aspects techniques, comme le développement”.<br />
<br />
La production nationale prend son essor à partir des 90<br />
<br />
La rétrospective a permis de voir ou revoir des films des années 70 (Traces, de Hamid Bennani, Chergui ou le Silence violent de Moumen Smihi et Mirage, d’Ahmed Bouanani) et des années 80 (Le coiffeur du quartier des pauvres de Mohamed Reggab, Badis de Mohamed Abderahman Tazi). Toutefois, la plupart des films de la sélection était issue des années 90 et 2000, et cela n’est pas un hasard.<br />
<br />
“L’année 1991 constitue un tournant pour le film marocain”, raconte Mohamed Bakrim, critique de cinéma et chargé de la communication au Centre Cinématographique Marocain. “C’est en effet l’année d’Un amour à Casablanca, le film d’Abdelkader Lagtaa qui, sorti dans les salles en même temps que L’exorciste, réalise plus d’entrées que ce dernier. Aucun film n’avait réalisé auparavant une telle performance au box office. Au contraire, les exploitants marocains avaient l’habitude de dire qu’il n’y avait pas de public pour notre cinéma. A partir de cette date, la situation s’est inversée et aujourd’hui c’est grâce au cinéma national que les salles arrivent à survivre, malgré de grandes difficultés”.<br />
<br />
Par Silvia Angrisani<br />
propos www.afrik.com<br />
<br />
<br></font><br><hr color='#696969'><b><font face='Verdana' size='1' color='#696969'>(14.01.2009) Moroccan filmmaker crowned at Tangiers festival</b> <img src='../img/commentaire.gif' align='absmiddle'> <a href='../blogs-commentaire.php?pseudo=mohamedosfour&espace=mohamedosfour&fonc=26&titre=Moroccan filmmaker crowned at Tangiers festival#commentaire'><font face='Verdana' size='2'>FAIRE UN COMMENTAIRE</font></a><br><br><img src='http://www.marockmag.com/mohamedosfour/blog/Pellicule.jpg' align=''><font face='Verdana' size='1' color='#696969'>By Merieme Addou in Rabat, Morocco <br />
<br />
The feature film
The movie tells the story of a young woman, passionate about belly dancing, who lives in New York, Her best friend, Youssef, an Egyptian gay introduces her to Zack, another Egyptian with whom she will fall in love. When Zack decides to go back home to Egypt, Lola follows him.

When she arrives in Cairo, however, she is disappointed by Zack´s attitude and the cold reception that she receives from his family. The young American then decides to find the famous Egyptian dancer, Ismahane. Their meeting, which turns the women´s lives upside down and shatters their prejudices, was an occasion for the American to discover the importance of learning about others and having respect for different identities and also a moment of reconciliation and dialogue between cultures which defines the movie. The view of the East in western societies convinced Ayouch of the need to extol the virtues of tolerance, respect for others and humanist universalism.

14 feature films and 14 short-length productions have been competing for the Festival awards. Other awards, allocated to first works, original music, editing, best sound and best image were handed respectively to Chrif Tribak´s "Le temps des camarades", Mohamed Mernich´s "Tamazirte Oufella", Jé§»?e Cohen-Olivar ´s"Kandisha", "Casa Negra" and Mohamed Abbazi´s "Itto Titrit".

In the short movie competition, the Grand Prix was won by Mohamed Mouftakir´s "Chant Funé«re". While "Sellam et Dé§‘é¨an" by Mohamed Amine won the Scenario award.

The 10th National Film Festival ceremony of the 2008 edition, which coincides with the 50th anniversary of Moroccan cinema, featured the screening of "L´enfant Prodigue" "The Prodigal Child", the first feature film directed by Moroccan Mohamed Osfour in 1958.

Jury members include Egyptian critic Samir Farid, Italian producer Rosana Seregni, and delegate general of the Pan-African Festival of Ouagadougou, Burkina Faso, Michel Ouedraogo, and German director Brigitta Kuster.

This item was submitted on 5 Jan - 14:43 by Team Club Africa


(15.01.2009) LE GROUP DE RAP METAL EL MIZANE SUR LE FILS MAUDIT DE OSFOUR
FAIRE UN COMMENTAIRE

homage fait pour osfour par le group de rap metal marocain EL mizane an utilisant le filme le fils maudit 1958 conmme suport image pour leur titre tawba... il senble que deux precurseur ce sois croiser






En 2004,jalal osfour le guitariste du Kenitra recherche un groupe de hip-hop marocain pour la participation à la compil marockmad Vol.1. En surfant sur le net il tombe sur le groupe Pen Power de Rabbat (Maroc) composé de Smooth Soulja et le Colonel qui sont des rappeurs confirmés avec plusieurs albums à leur actif.

Il leur propose une collaboration avec une idée bien précise : mélanger le Metal avec du Hip-Hop en langue arabe avec une section rythmique: basse, batterie, guitare. Et les Pen Power se sont tout de suite ouvert au projet. Fort de cette bonne vibration, Jalal osfour rentre au studio Cameleon avec son acolyte Eric Spider pour composer un titre en vue de le mettre dans la compil Ethnometal Vol.1. Premier titre composé genre Pleymo, Limp Bizkit ou Liking Park, ils l´envoient à 2000 Km de la Suisse via internet.

Pen Power reçoit le titre est commence à travailler dessus: écrire les texts en arabe d´une profondeur et d´une rare imagination, enregistrer les voix et renvoyer le tout en Suisse. Eric Spider et Jalal Marhani remix les voies envoyées via le net par Pen Power et le premier titre d´Oriental Metal Hip-Hop est né: Styl jdid. A l´écoute du titre renvoyer, Eric Spider et Jalal osfour ont été très ému et plus que satisfait du résultat car l´alchimie était parfait entre musicien qui ne se sont jamais vu et qui ne se connaisse pas non plus. Ils se sont rendus compte que la musique n´a aucune limite de distance ou de style. Le titre Styl jdid apparaitra sur la compil Ethno vol.1 sous le nom de Pen Power & No119 et sera télécharger plus de 900 fois en 5 mois sur la compil Ethnometal Vol.1 présente www.marockmag.com en téléchargement.

Fort de ce succès, le groupe El Mizane est né. Composé de Smooth Soulja et le Colonel (vocal). Jalal osfour (guitare), Carlos Bensabat (batterie) et Julien Rigo (basse). El Mizane on trois titres à leur actif (Styl jdid, Fakkar, El mizane) en attendant de sortir leur maxi 5 titres. Ce maxi devrait arriver dans les mois à venir.









VIDEO






(14.01.2009) Un hommage a été rendu mardi au cinéma marocain FAIRE UN COMMENTAIRE



Un hommage a été rendu mardi au cinéma marocain dans le cadre du Festival international du film de Marrakech (FIFM) qui y a consacré une journée entière pour fêter son cinquantenaire.


Cette journée a été marquée notamment par la projection de trois nouvelles productions nationales, dont un long métrage en compétition ("Kandisha" de Jérôme Cohen-Olivar), un autre inscrit dans la catégorie coup de coeur ("Tu te souviens d´Adil ?" de Mohamed Zineddaine et un troisième hors compétition ("Amours voilées" de Aziz Salmy).

Les équipes de ces trois films, qui ont été présentées au public du festival lors d´une soirée organisée à cette occasion, ont exprimé leur fierté de pouvoir participer à ce grand événement cinématographique qui leur offre l´opportunité de présenter leurs oeuvres au grand public.

La soirée a aussi été marquée par la remise de la distinction du festival à Laarbi El Yaacoubi, doyen des artistes et créateur de costumes, qui l´a dédié, de son côté, au défunt artiste Hassan Skalli.

Cette distinction lui a été remise par M. Nour-Eddine Saïl, vice-président délégué de la Fondation du FIFM et directeur général du Centre Cinématographique Marocain (CCM). Ce dernier a mis en avant, dans une allocution pour la circonstance, la dynamique "sans précédent" que connaît le Maroc en matière de production cinématographique qui se chiffre actuellement à quelque 200 films, soulignant la tendance actuelle à construire de grands complexes cinématographiques en vue de favoriser la création d´un marché pour l´industrie de cinéma au Maroc.

Le premier film dans l´histoire du cinéma marocain a été réalisé et produit en 1958 par Mohamed Osfour, à savoir "Le fils maudit" dont la projection est programmée dans le cadre du festival.





(14.01.2009) En compétition pour l´Osfour d´Or FAIRE UN COMMENTAIRE

La sixième édition du Festival du Film Francophone ´´Lumières de Safi´´ se déroulera du 31 mars au 5 avril 2008.
En compétition pour l´Osfour d´Or, des films venus de France, de Suisse, de Belgique, du Canada, de Roumanie, de Tunisie, d´Egypte, du Liban, du Sénégal, du Burkina Faso, du Mali et du Maroc. Le tout accompagné d´un programme marocain afin de souffler les 50 bougies de notre cinématographie et son "invention" par un safiot en 1958.

Avec la 6ème édition de son Festival du Film Francophone, Safi fête les 50 ans du cinéma marocain. L´occasion pour la ville de rappeler que le premier réalisateur de l´histoire du Maroc est l´un de ses enfants. Feu Mohammed Osfour signa en effet, en 1958, le tout premier film réellement marocain dans un pays qui venait de se libérer de la colonisation française. En souvenir à ce tribut, et depuis maintenant 6 ans, le Festival "Lumières de Safi" récompense de l´Osfour d´Or le meilleur film francophone.

50 ans de cinéma marocain

En marge de la compétition officielle, le festival a voulu rendre un autre hommage à un grand précurseur du cinéma marocain: Hamid Bennani, auteur de Wechma (Traces) en 1970 et de Prière de l´Absent en 1995. Tout comme Osfour avait inventé le cinéma marocain en 1958, Bennani inventa le cinéma d´auteur marocain en 1970. Pouvait-on rêver mieux pour fêter l´anniversaire de notre cinéma? Et finalement, Safi s´offrira la diffusion des meilleurs films marocains dans la très belle salle de la Wilaya de Safi.

Douze films en sélection

Côté sélection, pour cette sixième édition du Festival du Film Francophone de Safi, douze longs-métrages réalisés entre 2006 et 2007 se disputeront la compétition officielle. Parmi eux, deux films marocains: En Attendant Pasolini de Daoud Ouelad Sayed et Adieu Mères de Mohammed Ismaël. Selon l´Alliance Franco-Marocaine (organisatrice de l´évènement), les réalisateurs devraient assister aux projections. Le Festival devrait par ailleurs rendre hommage à des comédiens arabes et étrangers, notamment, l´acteur égyptien Hassan Houssni et l´actice Nabila Eebid, le Syrien Ayman Zidane, le réalisateur français Jean-Pierre Mocky et finalement, le Président du Centre Cinématographique Marocain en personne, Nour-Eddine Sail.

Le jury officiel chargé de juger de la sélection 2008 sera présidé par l´excellent réalisateur tchadien Mahamat Saleh Haroun qui remporta deux fois l´Osfour d´Or. Par ailleurs, cette année, le FFFS répond à un souhait déjà formulé l´an dernier par de nombreux festivaliers de créer un jury des jeunes. Ce dernier viendra s´ajouter à ceux de la critique et de la presse. Les jeunes et moins jeunes cinéphiles pourront de plus profiter de trois ateliers de formation portant sur le scénario, l´interprétation et le tournage cinématographique.

Volontarisme des autorités locales

Finalement, il convient de souligner le volontarisme des autorités de la région Doukkala-Abda et du Wali en personne. Sponsors de l´évènement, la Région, la Wilaya et l´OCP et le CCM ont déboursé au total 200.000 DH, soit le double de l´an dernier, afin que ce Festival continue d´exister (malgré quelques soucis d´organisation dans les éditions précédentes). Un festival essentiel pour la ville de Safi, qui, après l´avoir "inventé", était en train d´oublier ce qu´était le cinéma.

Tiré de L´Agenda Culturel de Safi
par Naim publié dans : Cinéma



(14.01.2009) Chaque année, un pays est mis à l’honneur FAIRE UN COMMENTAIRE

Chaque année, un pays est mis à l’honneur. 2008 sera l’année de la Grande Bretagne qui a toujours su faire face à la forte domination du cinéma hollywoodien. Un hommage sera d’ailleurs rendu aux 40 ans de cinéma britannique avec la rétrospective d’une quarantaine de films.

Cette année, le FIFM fera également un hommage à la Russie d’Andrei Konchalovsky avec la diffusion de 7 longs-métrages, mais aussi aux 50 ans du cinéma marocain, fêté en la personne de Mohamed Osfour.

Un bel hommage sera également rendu au célèbre cinéaste Youssef Chahine, décédé récemment et qui est depuis toujours un ami du FIFM. 11 films égyptiens seront pour l’occasion projetés en son honneur.

Le Festival International du Film de Marrakech projettera cette année 121 films, ce qui représente au total 22 nationalités différentes. Ces projections se déroulent traditionnellement dans la salle des ministres du Palais des Congrès de Marrakech ainsi qu’au cinéma Colisée.

A l’issue de ce Festival, un jury composé de cinéastes, écrivains et comédiens se concertera pour récompenser la meilleure production marocaine et étrangère de courts et longs métrages. Les finalistes se verront remettre “l’étoile d’or“.




(14.01.2009) Casablanca - Le Mohamed Osfour, a rendu l´âme FAIRE UN COMMENTAIRE

Casablanca - Le Pionnier du cinéma marocain, Mohamed Casablanca - Le Pionnier du cinéma marocain, Mohamed Osfour, a rendu l´âme samedi matin dans une clinique à Casablanca, apprend-on auprès de sa famille. Le défunt, âge d´environ 80 ans, fut pris hier vendredi soir d´un soudain malaise à Marrakech où il séjournait. Il fut évacué après coup vers minuit à Casablanca, sa ville d´adoption où il élut domicile à l´âge de 7 ans en compagnie de sa famille venue de la région de Abda.


Mohamed Osfour à Marrakech - Ph Alaoui
Considéré comme le père du cinéma marocain, il tourna à un âge précoce et avec des moyens précaires plusieurs courts métrages dans lesquels il est parfois interprète et qui sont souvent des films d´action comparables aux aventures de Tarzan, qui est d´ailleurs son surnom et le premier film qu´il a eu l´occasion de voir dans son enfance

Des films tournés avec sa première caméra, une Pathé-baby 9 mm dont il fait l´acquisition à l´âge de 17 ans à force d´économie de son métier à l´époque de garçon de café. Son site de prédilection pour le tournage, la forêt de Sidi Abderrahmane, qui servira de toile de fond pour ses premiers opus, entre autres, ´´l´enfant de la jungle´´, ´´les vautours de la forêt´´, ´´Robin des bois´´et ´´Joha´´.

Les projections, Osfour les donnait devant un public privilégié dans son atelier de mécanique de Derb Bouchentouf, derrière le cinéma Kawakib. En 1958, il sort le premier long-métrage du cinéma marocain, ´´L´Enfant maudit´´ (Al Ibn Al Aâq) et en 1970, ´´le trésor infernal´´.
La dépouille de ce grand cinéaste autodidacte qui jeta les premiers jalons d´un cinéma marocain encore embryonnaire à son époque, sera inhumé dimanche à Casablanca.


OBSÈQUES ÉMOUVANTES À CASABLANCA DE MOHAMMED OUSFOUR
Le cinéma marocain a fait ses adieux à son pionnier, Mohamed Ousfour, dont la dépouille a été inhumée dimanche dans le cimetière Achouhada à Casablanca, en présence des ses proches, ses amis cinéastes et autres personnalités du monde de l´art et des médias.



´´Mohamed Ousfour était un autodidacte qui a réussi à faire du cinéma en regardant les films et en côtoyant les producteurs et cinéastes internationaux et qui, plus est, était un véritable maître grâce à qui beaucoup de jeunes ont appris les techniques du cinéma´´, a déclaré à la MAP, M. Noureddine Saïl, Directeur du Centre Cinématographique Marocain (CCM) qui n´a pas manqué d´évoquer avec émotion la complicité et l´amitié qui le liaient au défunt à travers leur fréquentation des ciné-clubs.

Pour lui, Mohamed Ousfour, ´´ce bel aventurier´´, comme il l´appelle affectueusement, est l´un de ses rares personnages qui, humilité oblige, fuyait les feux de la rampe. Raison d´ailleurs qui se trouve, poursuit-il, derrière le peu de reconnaissance réservé à son égard.
L´acteur associatif Abdelmaksoud Rachedi et l´acteur Hassan Skali, ont, à l´occasion de cette triste circonstance, plaidé pour le désormais nécessaire devoir de revisiter son oeuvre et d´en prendre tout le soin nécessaire pour la préserver de la déperdition, proposant d´attribuer le nom du défunt au Jardin de l´ermitage, tout proche de sa demeure, et autres écoles et avenues dans la métropole.
Pour Hassan Skali qui a connu le défunt dans son enfance, Mohammed Ousfour est le père sans conteste du cinéma marocain et aussi grâce à qui, le cinéma a fait son entrée dans les quartiers populaires, évoquant son patriotisme et ses contributions dans la défense de la cause nationale à l´époque du protectorat.

L´universitaire et critique de cinéma, Mohamed Soukri, a, tout en rendant un émouvant hommage à l´homme et l´oeuvre du défunt, fait remarquer que le cinéma marocain est toujours confronté aux mêmes interrogations et défis qui se posaient il y a de cela un demi-siècle à Mohamed Ousfour, notamment sur le registre des moyens de soutien à la création, de la formation aux techniques du cinéma et de l´image de la société marocaine dans l´oeuvre cinématographique.
Samedi 17 Décembre 2005Publié par publié par www.emarrakech.info

Hommage. Adieu Ousfour

Le réalisateur Mohamed Ousfour s’est éteint le 17 décembre, à l’âge de 79 ans, dans une clinique de Casablanca où il avait été hospitalisé suite à un malaise. Il a été inhumé le lendemain, au cimetière Achouhada, en présence d’un parterre de cinéastes et personnalités du monde de l’art et des médias venus rendre hommage à ce pionnier du cinéma marocain. “Ce bel aventurier”, comme l’a appelé affectueusement Nourredine Saïl, directeur du CCM, avait attrapé le virus du 7ème art en découvrant Tarzan au cinéma à 11 ans en 1938. Tarzan était d’ailleurs devenu son surnom tout au long de sa carrière de réalisateur commencée à 17 ans, grâce à une caméra 9 mm acquise avec ses économies de garçon de café. A l’origine du premier long métrage marocain, Le fils maudit, tourné en 1958, Mohamed Ousfour usait de bric et de broc pour réaliser ses films. Un terrain vague en guise de forêt de Sherwood, des copains grimés au cirage et couronnés de plumes, et par la magie du cinéma, Ousfour recréait son propre Robin des Bois. Les fans de Ousfour pourront consulter le site www.ethnometal.com qui lui consacre un “musée” virtuel à base de coupures de presse d’époque.

matin dans une clinique à Casablanca, apprend-on auprès de sa famille. Le défunt, âge d´environ 80 ans, fut pris hier vendredi soir d´un soudain malaise à Marrakech où il séjournait. Il fut évacué après coup vers minuit à Casablanca, sa ville d´adoption où il élut domicile à l´âge de 7 ans en compagnie de sa famille venue de la région de Abda.

Mohamed Osfour à Marrakech - Ph Alaoui
Considéré comme le père du cinéma marocain, il tourna à un âge précoce et avec des moyens précaires plusieurs courts métrages dans lesquels il est parfois interprète et qui sont souvent des films d´action comparables aux aventures de Tarzan, qui est d´ailleurs son surnom et le premier film qu´il a eu l´occasion de voir dans son enfance.
Des films tournés avec sa première caméra, une Pathé-baby 9 mm dont il fait l´acquisition à l´âge de 17 ans à force d´économie de son métier à l´époque de garçon de café. Son site de prédilection pour le tournage, la forêt de Sidi Abderrahmane, qui servira de toile de fond pour ses premiers opus, entre autres, ´´l´enfant de la jungle´´, ´´les vautours de la forêt´´, ´´Robin des bois´´et ´´Joha´´.

Les projections, Osfour les donnait devant un public privilégié dans son atelier de mécanique de Derb Bouchentouf, derrière le cinéma Kawakib. En 1958, il sort le premier long-métrage du cinéma marocain, ´´L´Enfant maudit´´ (Al Ibn Al Aâq) et en 1970, ´´le trésor infernal´´.
La dépouille de ce grand cinéaste autodidacte qui jeta les premiers jalons d´un cinéma marocain encore embryonnaire à son époque, sera inhumé dimanche à Casablanca.


OBSÈQUES ÉMOUVANTES À CASABLANCA DE MOHAMMED OUSFOUR

Le cinéma marocain a fait ses adieux à son pionnier, Mohamed Ousfour, dont la dépouille a été inhumée dimanche dans le cimetière Achouhada à Casablanca, en présence des ses proches, ses amis cinéastes et autres personnalités du monde de l´art et des médias.
´´Mohamed Ousfour était un autodidacte qui a réussi à faire du cinéma en regardant les films et en côtoyant les producteurs et cinéastes internationaux et qui, plus est, était un véritable maître grâce à qui beaucoup de jeunes ont appris les techniques du cinéma´´, a déclaré à la MAP, M. Noureddine Saïl, Directeur du Centre Cinématographique Marocain (CCM) qui n´a pas manqué d´évoquer avec émotion la complicité et l´amitié qui le liaient au défunt à travers leur fréquentation des ciné-clubs.
Pour lui, Mohamed Ousfour, ´´ce bel aventurier´´, comme il l´appelle affectueusement, est l´un de ses rares personnages qui, humilité oblige, fuyait les feux de la rampe. Raison d´ailleurs qui se trouve, poursuit-il, derrière le peu de reconnaissance réservé à son égard.
L´acteur associatif Abdelmaksoud Rachedi et l´acteur Hassan Skali, ont, à l´occasion de cette triste circonstance, plaidé pour le désormais nécessaire devoir de revisiter son oeuvre et d´en prendre tout le soin nécessaire pour la préserver de la déperdition, proposant d´attribuer le nom du défunt au Jardin de l´ermitage, tout proche de sa demeure, et autres écoles et avenues dans la métropole.
Pour Hassan Skali qui a connu le défunt dans son enfance, Mohammed Ousfour est le père sans conteste du cinéma marocain et aussi grâce à qui, le cinéma a fait son entrée dans les quartiers populaires, évoquant son patriotisme et ses contributions dans la défense de la cause nationale à l´époque du protectorat.
L´universitaire et critique de cinéma, Mohamed Soukri, a, tout en rendant un émouvant hommage à l´homme et l´oeuvre du défunt, fait remarquer que le cinéma marocain est toujours confronté aux mêmes interrogations et défis qui se posaient il y a de cela un demi-siècle à Mohamed Ousfour, notamment sur le registre des moyens de soutien à la création, de la formation aux techniques du cinéma et de l´image de la société marocaine dans l´oeuvre cinématographique.
Samedi 17 Décembre 2005Publié par publié par www.emarrakech.inf0

Hommage. Adieu Ousfour

Le réalisateur Mohamed Ousfour s’est éteint le 17 décembre, à l’âge de 79 ans, dans une clinique de Casablanca où il avait été hospitalisé suite à un malaise. Il a été inhumé le lendemain, au cimetière Achouhada, en présence d’un parterre de cinéastes et personnalités du monde de l’art et des médias venus rendre hommage à ce pionnier du cinéma marocain. “Ce bel aventurier”, comme l’a appelé affectueusement Nourredine Saïl, directeur du CCM, avait attrapé le virus du 7ème art en découvrant Tarzan au cinéma à 11 ans en 1938. Tarzan était d’ailleurs devenu son surnom tout au long de sa carrière de réalisateur commencée à 17 ans, grâce à une caméra 9 mm acquise avec ses économies de garçon de café. A l’origine du premier long métrage marocain, Le fils maudit, tourné en 1958, Mohamed Ousfour usait de bric et de broc pour réaliser ses films. Un terrain vague en guise de forêt de Sherwood, des copains grimés au cirage et couronnés de plumes, et par la magie du cinéma, Ousfour recréait son propre Robin des Bois. Les fans de Ousfour pourront consulter le site www.mohamedosfour.com qui lui consacre un “musée” virtuel à base de coupures de presse d’époque.




(14.01.2009) Honneur aux pionniers FAIRE UN COMMENTAIRE

cinéma marocain fête ses cinquante 50 ans
Honneur aux pionniers

-(Par Rachid Sami)-.


Marrakech, 19/11/08- Le pionnier du cinéma marocain Mohamed Osfour a tiré sa révérence il y a bientôt trois ans. Aujourd´hui, les festivaliers à Marrakech lui rendent un émouvant hommage pour son immense et audacieuse contribution à la naissance du cinéma marocain qui fête ces 50 années d´existence, à l´occasion de cette 8ème édition du Festival International du Film de Marrakech (FIFM).

´´C´est la disparition d´un homme exceptionnel, un patriote, un grand personnage qui a voué entièrement sa vie au 7ème art´´, c´est en ces termes que le critique cinématographique, Ahmed Fertat, faisait l´oraison funèbre de ce cinéaste autodidacte, décédé le 17 décembre 2005 à Casablanca.

Un témoignage émouvant qui en dit long sur la stature de ce cinéaste de génie à qui d´ailleurs il avait consacré, il y a quelques années, tout un livre intitulé ´´Une passion nommée Cinéma´´.

Un livre qui retrace la vie et le fabuleux destin de Mohamed Osfour, le père sans conteste du cinéma marocain puisqu´il en a jeté les premiers jalons avant même l´indépendance du pays, donnant des années après l´envie de faire du cinéma à toute une génération de cinéastes marocains comme Hamid Bennani, Ahmed Bouanani ou encore Mohamed Reggab.

Il est -toutes proportions gardées- pour le cinéma marocain ce que les frères lumière représentent pour le 7ème art. Il était ´´l´homme orchestre´´ puisqu´il faisait pratiquement tout de bout en bout de la chaîne de la production cinématographique. Tour à tour et à la fois, scénariste, producteur, acteur, éclairagiste et réalisateur. Et, chose inédite et impensable de nos jours, il faisait lui-même la projection de ses films.

Des films tournés avec sa première caméra, une Pathé-baby 9 mm dont il a fait l´acquisition à l´âge de 14 ans chez un brocanteur. Son site de prédilection pour le tournage, la forêt de Sidi Abderrahmane, qui servira de toile de fond pour ses premiers opus, entre autres, ´´Ibn al Ghaba´´ (l´enfant de la jungle), ´´Robin des Bois´´ ou encore ´´Joha´´.

Quant aux projections, Osfour les donnait dans son atelier de mécanique de Derb Bouchentouf, derrière le cinéma Kawakib.

Car Mohamed Osfour était aussi mécanicien et aussi dans une vie antérieure, vendeur de journaux ambulant. Un petit métier qui va l´aider pour beaucoup à sortir des abysses de l´analphabétisme et surtout, surtout, à voir avec une grande jubilation son premier film au cinéma. Un film, certes, muet, mais qui va animer au fond de lui une passion qui ne le quittera plus jamais même dans ses moments de dépit faute de reconnaissance et de soutien dans les années 70 et 80 à la production cinématographique.

Des décennies au cours desquelles il cesse de faire des films sans pour autant abandonner le cinéma puisque les cinéastes internationaux qui venaient planter leurs caméras dans les décors du pays faisaient appel à ses services en tant que technicien, notamment Orson Welles dans son chef-d´oeuvre ´´Othello´´ tourné en 1952.
Grâce à lui, le cinéma a fait son entrée dans les quartiers populaires à une époque où la fréquentation des salles obscures était l´apanage d´une certaine élite, les colons.

A ses débuts, Mohamed Osfour, comme le rappelle avec amusement et non moins admiration son biographe, ira jusqu´à utiliser la dynamo de sa bicyclette pour alimenter sa caméra, un jour de panne électrique. Preuve que le bricolage n´avait pas de secrets pour Mohamed Osfour qui mettra un peu plus tard ce don inné de la débrouillardise à profit pour concevoir les premiers effets spéciaux du cinéma marocain.

Il tourne à un âge précoce et avec des moyens précaires plusieurs courts-métrages dans lesquels il campe parfois le rôle principal et qui sont souvent des films d´action comparables aux aventures de Tarzan, qui est d´ailleurs son surnom et le premier film qu´il a eu l´occasion de voir dans son enfance. Et après le baptême nécessaire des courts, Mohamed Osfour passe à la vitesse supérieure.

En 1958, il sort son premier long-métrage du cinéma marocain, ´´l´enfant maudit´´ (Al Ibn Al Aâq). Le premier long-métrage dans le répertoire du cinéma marocain. Il récidive en 1970 en réalisant ´´le trésor infernal´´, un film où l´on est d´emblée impressionné par le nombre imposant des figurants qui exprime à l´évidence la fascination de Mohamed Osfour pour les super productions hollywoodiennes.

Fait remarquable : Mohamed Osfour, patriote comme il était a, outre ses œuvres cinématographiques, énormément contribué à la médiatisation de la lutte nationale pour l´indépendance puisque certains de ses reportages sur des événements tragiques de répression de la résistance ont servi aux nationalistes pour plaider leur cause dans les instances internationales. Il a aussi immortalisé le retour de l´exil du Père de la Nation, Feu SM Mohammed V.

Mohamed Osfour a rendu l´âme à Casablanca, sa ville d´adoption où 72 ans plutôt, exactement en 1933, il élut domicile à l´âge de 6 ans en compagnie de sa famille venue de la région de Abda-Doukkala. Et c´est d´ailleurs en hommage à ce grand magicien de la pellicule que les trophées décernés par le Festival du Film Francophone à sa naissance en juillet 2003 à Safi ont été baptisés par les organisateurs en son nom, ´´Osfour d´or´´.

Aujourd´hui, le cinéma marocain fête ses cinquante ans à un moment où il a le vent en poupe. Le film marocain, longtemps boudé, renoue avec le succès et le public. Dans cette célébration, Mohamed Osfour est une figure incontournable et un personnage de cinéma voué à l´immortalité.

Mais au-delà de l´hommage, il s´agit aujourd´hui de revisiter son oeuvre et d´en prendre tout le soin nécessaire pour la préserver de la déperdition comme il fut le cas pour ´´l´orphelin´´, un long-métrage du défunt dont la copie a disparu à jamais.

Les responsables de la chose culturelle, les critiques, les chercheurs se doivent tous de faire ce travail de mémoire. Et les cinéastes de la nouvelle vague doivent aussi s´inspirer du parcours et de l´immense inventivité de ce cinéaste hors pair et en avance sur son temps qui est, avec des moyens rudimentaires, parvenu quand même à faire un vrai cinéma.




(14.01.2009) Le coup d’envoi de la dixième édition du Festival FAIRE UN COMMENTAIRE

Le coup d’envoi de la dixième édition du Festival national du film (13 au 20 décembre) a été donné, samedi soir à Tanger, avec 28 films en compétition.
L’ouverture de cette dixième édition, qui se tient sous le signe de la célébration du cinquantenaire du cinéma marocain, a été marquée par la projection du film “L’enfant prodigue”, premier long-métrage marocain réalisé par Mohamed Osfour en 1958.
Quatorze longs métrages sont en compétition pour les 12 prix de cette édition dont le grand prix, le Prix du jury, le prix du meilleur scénario, le prix de la première oeuvre cinématographique et les meilleures interprétations masculine et féminine.
Il s’agit notamment des films “Hjab Lhoub” (Voile d’amour) de Aziz Salmi, “Casa Negra” de Noureddine Lakhmari, “Française” de Souad El-Bouhati, “Itto Titrit” de Mohamed Abbazi et “kharboucha” de Hamid Zoughi.
Présidé par le critique égyptien Samir Farid, le jury de la catégorie long métrages de cette édition est composé de la productrice italienne, Mme Rosana Seregni, du délégué général du Festival Panafricain de Ouagadougou (Burkina Faso), M. Michel Ouedraogo et du directeur au ministère sénégalais de la culture, M.Amadou Tidiane Niagane.
Le jury comprend du côté marocain Mme Bouchra Alami, animatrice d’émissions TV sur le cinéma, M. Mohamed Sallou, chercheur, et Khalil Damoun, critique de cinéma.
Le jury qui départagera les 14 films en compétition dans la catégorie court métrages, présidé par l’écrivain marocaine Rajae Benchemsi, est composé de l’écrivain et productrice marocaine Noufissa Sbaï, la réalisatrice allemande Brigitta Kuster, le journaliste Najib Tadili (Maroc) et le directeur de production Driss Laraki (Maroc).
Cette édition sera marquée par un hommage rendu à des artistes marocains décédés au cours des deux dernières années.

Tags: festival, film, National, ouverture, tanger



(14.01.2009) dixième festival national du film à Tanger FAIRE UN COMMENTAIRE

Maroc : ouverture du
dixième festival national du film à Tanger

Le dixième festival national du film se tient à Tanger du 13 au 20 décembre. Cette édition est marquée par le cinquantième anniversaire du cinéma marocain.


Le coup d’envoi de la dixième édition du Festival national du film (13 au 20 décembre) a été donné, samedi soir à Tanger, avec 28 films en compétition.

L’ouverture de cette dixième édition, qui se tient sous le signe de la célébration du cinquantenaire du cinéma marocain, a été marquée par la projection du film "L’enfant prodigue", premier long-métrage marocain réalisé par Mohamed Osfour en 1958.

Quatorze longs métrages sont en compétition pour les 12 prix de cette édition dont le grand prix, le Prix du jury, le prix du meilleur scénario, le prix de la première œuvre cinématographique et les meilleures interprétations masculine et féminine.

Il s’agit notamment des films "Hjab Lhoub" (Voile d’amour) de Aziz Salmi, "Casa Negra" de Noureddine Lakhmari, "Française" de Souad El-Bouhati, "Itto Titrit" de Mohamed Abbazi et "Kharboucha" de Hamid Zoughi.

Présidé par le critique égyptien Samir Farid, le jury de la catégorie long métrages de cette édition est composé de la productrice italienne, Mme Rosana Seregni, du délégué général du Festival Panafricain de Ouagadougou (Burkina Faso), M. Michel Ouedraogo et du directeur au ministère sénégalais de la culture, M.Amadou Tidiane Niagane.

Le jury comprend du côté marocain Mme Bouchra Alami, animatrice d’émissions TV sur le cinéma, M. Mohamed Sallou, chercheur, et Khalil Damoun, critique de cinéma.

Le jury qui départagera les 14 films en compétition dans la catégorie court métrages, présidé par l’écrivain marocaine Rajae Benchemsi, est composé de l’écrivain et productrice marocaine Noufissa Sbaï, la réalisatrice allemande Brigitta Kuster, le journaliste Najib Tadili (Maroc) et le directeur de production Driss Laraki (Maroc).

Cette édition sera marquée par un hommage rendu à des artistes marocains décédés au cours des deux dernières années.



D´après MAP
14/12/2008 à 16:22



(14.01.2009) Le Festival International du Film FAIRE UN COMMENTAIRE


Le Festival International du Film de Marrakech se tiendra du 14 au 22 novembre 2008


Rabat : La 8ème édition du Festival International du Film de Marrakech (FIFM) aura lieu du 14 au 22 novembre prochain, a annoncé la Fondation du FIFM.

Au cours de cette édition, le FIFM, placé sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, un hommage sera rendu à plusieurs cinématographies: "40 ans de cinéma britannique", "la Russie d´Andrei Konchalovsky", "50 ans de cinéma marocain" et "le meilleur de Youssef Chahine", indique un communiqué de la Fondation.

Après le Maroc, pays honoré en 2004, l´Espagne mise à l´honneur en 2005, l´Italie en 2006 et l´Egypte en 2007, le FIFM rendra un hommage cette année à la Grande Bretagne, une cinématographie singulière qui a su résister face à la domination du cinéma hollywoodien grâce à un particularisme des genres qu´il s´est approprié.

Une rétrospective d´une quarantaine de films, depuis "If" de Lindsay Anderson (Palme d´or en 1968) jusqu´au film de Ken Loach "Le vent se lève" (Palme d´or 2006) sera proposée aux festivaliers, souligne-t-on .

"La Russie d´Andrei Konchalovsk", une rétrospective qui sera reprise en janvier 2009 à Paris, est l´occasion pour le FIFM de montrer, au travers de la talentueuse carrière internationale d´Andrei Konchalovsk, la spécialité de son regard tendre, ironique et lucide sur "sa" Russie. Sept films seront proposés aux festivaliers, dont son dernier opus "Gloss".

"50 ans de cinéma marocain" fêtera cette année l´expérience de Mohamed Osfour qui a rompu aux différents métiers de cinéma grâce à ses nombreuses collaborations internationales tournées au Maroc. Son premier long métrage "le fils maudit" est une expérience menée après quelques courts-métrages qui parodiaient les grands genres cinématographiques.

Cette initiative va être fêtée cette année comme le point de départ de la filmographie marocaine parvenue à ses cinquante ans (1958-2008), ajoute le communiqué.

Cette 8ème édition tiendra à saluer l´immense talent du cinéaste disparu récemment, Youssef Chahine, présent dès la première année du Festival, et auquel le FIFM avait déjà rendu hommage en 2004. Un ami du Festival, qui a toujours soutenu par sa présence et celle de son travail, le FIFM, rappelle le communiqué de la Fondation.

Dans le cadre de cet hommage posthume, le Festival projettera 11 films égyptiens.

Le portail du Festival International du Film de Marrakech
Source : emarrakech.info




(14.01.2009) Le cinéma colonial (années 20 à 1956) FAIRE UN COMMENTAIRE


Le cinéma colonial (années 20 à 1956)
Avant l’indépendance, le cinéma colonial français utilisait le Maroc et les deux autres pays du Maghreb comme décor exotique (210 longs métrages étrangers furent tournés dans ces pays entre 1911 et 1962). Les Marocains, acteurs comme réalisateurs, restent exclus de ce cinéma durant toute la période du Protectorat (1912-1956). Le Maréchal Lyautey, Résident Général français au Maroc, met en place une politique cinématographique dans laquelle le cinéma devait être « un instrument d’éducation des protégés de la France ». Les films réalisés à l’époque devaient satisfaire le goût populaire, tout en gardant un objectif de propagande, et surtout contrer les films égyptiens projetés au Maroc et auxquels s’attachaient les Marocains par identification à l’identité arabo-musulmane et par recherche d’indépendance.


Notons cependant que quelques marocains nés dans les années 20 ont eu la volonté et le courage de réaliser des films nationaux au début des années 40, formant ainsi la première génération du cinéma marocain, bien qu’il restent peu connus : Mohamed Osfour (né en 1927), Ahmed Mesnaoui (né en 1926) et Brahim Sayah (né en 1925). Mohamed Osfour tourne une série de courts métrages (1941-49) qu’il regroupe sous le titre Le fils de la jungle. Il tourne son premier film Le Fils Maudit ou l’Enfant Prodigue en 1956, considéré par certains critiques comme le premier long métrage marocain.




(14.01.2009) 8ème édition du Festival International du Film) FAIRE UN COMMENTAIRE

8ème édition du Festival International du Film)
Les vedettes marocaines font craquer Marrakech
C’est à Larbi Yaâcoubi, chef costumier et artiste jusqu’à la moelle épinière, qu’échoit finalement l’honneur de recevoir des mains de Nour-Eddine Saïl, le vice-président délégué de la Fondation du FIFM, le trophée sanctionnant le 1er Jubilé d’or du cinéma marocain organisé mardi dernier au palais des congrès devant un immense parterre de vedettes nationales et internationales et en présence d’un public passionné et enthousiaste venu accueillir ses invités de marque dont l’exceptionnel jury de cette édition présidé par le jovial et non des moindres prolifiques réalisateurs américains : Barry Levinson.
Lors de cette mémorable journée du cinquantenaire, qui coïncide avec le 52ème anniversaire de l’indépendance du Maroc, pas moins de 4 films marocains sont présentés dans les deux grandes salles Ministres et Ambassadeurs du palais des congrès.

A tout seigneur tout honneur, le premier « Le fils maudit », signé Mohamed Osfour en 1958, cinéaste homme orchestre, autodidacte et pur produit du quartier casablancais Bouchentouf, est une copie d’un vieux film tourné en format 9 mm, revue et corrigée par le défunt lui-même, après avoir fait l’objet il y a 6 ans d’un kinéscopage en France rendant accessible sa projection, et d’un nouveau mixage à coups de commentaire de l’auteur himself, effectué au labo du CCM.

Mohamed Osfour, homme-orchestre, continue d’éblouir le public du cinéma

Bref, Saida, fille de son père et Majida, sa petite fille, présentes toutes les deux dans les dédales de ce palais, peuvent prolonger l’esprit somme toute encyclopédique et résolu d’un producteur/réalisateur/technicien/artificier de haute voltige et d’un acteur très apprécié aux côtés de Lino Ventura, Jean_Paul Belmondo dans « 100 000 dollars au soleil » de Henri Verneuil, et autodirigé à plusieurs reprises dans ses propres réalisations depuis 1941 : « Ibnou Al Ghab », « Charlotto », « Tarzan », « L’Orphelin » pour ne citer que ceux-là, avant de signer dès 1970 son plus célèbre opus « Le Trésor infernal ».

8ème édition du Festival International du Film)
Les vedettes marocaines font craquer Marrakech
C’est à Larbi Yaâcoubi, chef costumier et artiste jusqu’à la moelle épinière, qu’échoit finalement l’honneur de recevoir des mains de Nour-Eddine Saïl, le vice-président délégué de la Fondation du FIFM, le trophée sanctionnant le 1er Jubilé d’or du cinéma marocain organisé mardi dernier au palais des congrès devant un immense parterre de vedettes nationales et internationales et en présence d’un public passionné et enthousiaste venu accueillir ses invités de marque dont l’exceptionnel jury de cette édition présidé par le jovial et non des moindres prolifiques réalisateurs américains : Barry Levinson.
Lors de cette mémorable journée du cinquantenaire, qui coïncide avec le 52ème anniversaire de l’indépendance du Maroc, pas moins de 4 films marocains sont présentés dans les deux grandes salles Ministres et Ambassadeurs du palais des congrès.

A tout seigneur tout honneur, le premier « Le fils maudit », signé Mohamed Osfour en 1958, cinéaste homme orchestre, autodidacte et pur produit du quartier casablancais Bouchentouf, est une copie d’un vieux film tourné en format 9 mm, revue et corrigée par le défunt lui-même, après avoir fait l’objet il y a 6 ans d’un kinéscopage en France rendant accessible sa projection, et d’un nouveau mixage à coups de commentaire de l’auteur himself, effectué au labo du CCM.

Mohamed Osfour, homme-orchestre, continue d’éblouir le public du cinéma

Bref, Saida, fille de son père et Majida, sa petite fille, présentes toutes les deux dans les dédales de ce palais, peuvent prolonger l’esprit somme toute encyclopédique et résolu d’un producteur/réalisateur/technicien/artificier de haute voltige et d’un acteur très apprécié aux côtés de Lino Ventura, Jean_Paul Belmondo dans « 100 000 dollars au soleil » de Henri Verneuil, et autodirigé à plusieurs reprises dans ses propres réalisations depuis 1941 : « Ibnou Al Ghab », « Charlotto », « Tarzan », « L’Orphelin » pour ne citer que ceux-là, avant de signer dès 1970 son plus célèbre opus « Le Trésor infernal ».

8ème édition du Festival International du Film)
Les vedettes marocaines font craquer Marrakech
C’est à Larbi Yaâcoubi, chef costumier et artiste jusqu’à la moelle épinière, qu’échoit finalement l’honneur de recevoir des mains de Nour-Eddine Saïl, le vice-président délégué de la Fondation du FIFM, le trophée sanctionnant le 1er Jubilé d’or du cinéma marocain organisé mardi dernier au palais des congrès devant un immense parterre de vedettes nationales et internationales et en présence d’un public passionné et enthousiaste venu accueillir ses invités de marque dont l’exceptionnel jury de cette édition présidé par le jovial et non des moindres prolifiques réalisateurs américains : Barry Levinson.
Lors de cette mémorable journée du cinquantenaire, qui coïncide avec le 52ème anniversaire de l’indépendance du Maroc, pas moins de 4 films marocains sont présentés dans les deux grandes salles Ministres et Ambassadeurs du palais des congrès.

A tout seigneur tout honneur, le premier « Le fils maudit », signé Mohamed Osfour en 1958, cinéaste homme orchestre, autodidacte et pur produit du quartier casablancais Bouchentouf, est une copie d’un vieux film tourné en format 9 mm, revue et corrigée par le défunt lui-même, après avoir fait l’objet il y a 6 ans d’un kinéscopage en France rendant accessible sa projection, et d’un nouveau mixage à coups de commentaire de l’auteur himself, effectué au labo du CCM.

Mohamed Osfour, homme-orchestre, continue d’éblouir le public du cinéma

Bref, Saida, fille de son père et Majida, sa petite fille, présentes toutes les deux dans les dédales de ce palais, peuvent prolonger l’esprit somme toute encyclopédique et résolu d’un producteur/réalisateur/technicien/artificier de haute voltige et d’un acteur très apprécié aux côtés de Lino Ventura, Jean_Paul Belmondo dans « 100 000 dollars au soleil » de Henri Verneuil, et autodirigé à plusieurs reprises dans ses propres réalisations depuis 1941 : « Ibnou Al Ghab », « Charlotto », « Tarzan », « L’Orphelin » pour ne citer que ceux-là, avant de signer dès 1970 son plus célèbre opus « Le Trésor infernal ».

8ème édition du Festival International du Film)
Les vedettes marocaines font craquer Marrakech
C’est à Larbi Yaâcoubi, chef costumier et artiste jusqu’à la moelle épinière, qu’échoit finalement l’honneur de recevoir des mains de Nour-Eddine Saïl, le vice-président délégué de la Fondation du FIFM, le trophée sanctionnant le 1er Jubilé d’or du cinéma marocain organisé mardi dernier au palais des congrès devant un immense parterre de vedettes nationales et internationales et en présence d’un public passionné et enthousiaste venu accueillir ses invités de marque dont l’exceptionnel jury de cette édition présidé par le jovial et non des moindres prolifiques réalisateurs américains : Barry Levinson.
Lors de cette mémorable journée du cinquantenaire, qui coïncide avec le 52ème anniversaire de l’indépendance du Maroc, pas moins de 4 films marocains sont présentés dans les deux grandes salles Ministres et Ambassadeurs du palais des congrès.

A tout seigneur tout honneur, le premier « Le fils maudit », signé Mohamed Osfour en 1958, cinéaste homme orchestre, autodidacte et pur produit du quartier casablancais Bouchentouf, est une copie d’un vieux film tourné en format 9 mm, revue et corrigée par le défunt lui-même, après avoir fait l’objet il y a 6 ans d’un kinéscopage en France rendant accessible sa projection, et d’un nouveau mixage à coups de commentaire de l’auteur himself, effectué au labo du CCM.

Mohamed Osfour, homme-orchestre, continue d’éblouir le public du cinéma

Bref, Saida, fille de son père et Majida, sa petite fille, présentes toutes les deux dans les dédales de ce palais, peuvent prolonger l’esprit somme toute encyclopédique et résolu d’un producteur/réalisateur/technicien/artificier de haute voltige et d’un acteur très apprécié aux côtés de Lino Ventura, Jean_Paul Belmondo dans « 100 000 dollars au soleil » de Henri Verneuil, et autodirigé à plusieurs reprises dans ses propres réalisations depuis 1941 : « Ibnou Al Ghab », « Charlotto », « Tarzan », « L’Orphelin » pour ne citer que ceux-là, avant de signer dès 1970 son plus célèbre opus « Le Trésor infernal ».

8ème édition du Festival International du Film)
Les vedettes marocaines font craquer Marrakech
C’est à Larbi Yaâcoubi, chef costumier et artiste jusqu’à la moelle épinière, qu’échoit finalement l’honneur de recevoir des mains de Nour-Eddine Saïl, le vice-président délégué de la Fondation du FIFM, le trophée sanctionnant le 1er Jubilé d’or du cinéma marocain organisé mardi dernier au palais des congrès devant un immense parterre de vedettes nationales et internationales et en présence d’un public passionné et enthousiaste venu accueillir ses invités de marque dont l’exceptionnel jury de cette édition présidé par le jovial et non des moindres prolifiques réalisateurs américains : Barry Levinson.
Lors de cette mémorable journée du cinquantenaire, qui coïncide avec le 52ème anniversaire de l’indépendance du Maroc, pas moins de 4 films marocains sont présentés dans les deux grandes salles Ministres et Ambassadeurs du palais des congrès.

A tout seigneur tout honneur, le premier « Le fils maudit », signé Mohamed Osfour en 1958, cinéaste homme orchestre, autodidacte et pur produit du quartier casablancais Bouchentouf, est une copie d’un vieux film tourné en format 9 mm, revue et corrigée par le défunt lui-même, après avoir fait l’objet il y a 6 ans d’un kinéscopage en France rendant accessible sa projection, et d’un nouveau mixage à coups de commentaire de l’auteur himself, effectué au labo du CCM.

Mohamed Osfour, homme-orchestre, continue d’éblouir le public du cinéma

Bref, Saida, fille de son père et Majida, sa petite fille, présentes toutes les deux dans les dédales de ce palais, peuvent prolonger l’esprit somme toute encyclopédique et résolu d’un producteur/réalisateur/technicien/artificier de haute voltige et d’un acteur très apprécié aux côtés de Lino Ventura, Jean_Paul Belmondo dans « 100 000 dollars au soleil » de Henri Verneuil, et autodirigé à plusieurs reprises dans ses propres réalisations depuis 1941 : « Ibnou Al Ghab », « Charlotto », « Tarzan », « L’Orphelin » pour ne citer que ceux-là, avant de signer dès 1970 son plus célèbre opus « Le Trésor infernal ».

8ème édition du Festival International du Film)
Les vedettes marocaines font craquer Marrakech
C’est à Larbi Yaâcoubi, chef costumier et artiste jusqu’à la moelle épinière, qu’échoit finalement l’honneur de recevoir des mains de Nour-Eddine Saïl, le vice-président délégué de la Fondation du FIFM, le trophée sanctionnant le 1er Jubilé d’or du cinéma marocain organisé mardi dernier au palais des congrès devant un immense parterre de vedettes nationales et internationales et en présence d’un public passionné et enthousiaste venu accueillir ses invités de marque dont l’exceptionnel jury de cette édition présidé par le jovial et non des moindres prolifiques réalisateurs américains : Barry Levinson.
Lors de cette mémorable journée du cinquantenaire, qui coïncide avec le 52ème anniversaire de l’indépendance du Maroc, pas moins de 4 films marocains sont présentés dans les deux grandes salles Ministres et Ambassadeurs du palais des congrès.

A tout seigneur tout honneur, le premier « Le fils maudit », signé Mohamed Osfour en 1958, cinéaste homme orchestre, autodidacte et pur produit du quartier casablancais Bouchentouf, est une copie d’un vieux film tourné en format 9 mm, revue et corrigée par le défunt lui-même, après avoir fait l’objet il y a 6 ans d’un kinéscopage en France rendant accessible sa projection, et d’un nouveau mixage à coups de commentaire de l’auteur himself, effectué au labo du CCM.

Mohamed Osfour, homme-orchestre, continue d’éblouir le public du cinéma

Bref, Saida, fille de son père et Majida, sa petite fille, présentes toutes les deux dans les dédales de ce palais, peuvent prolonger l’esprit somme toute encyclopédique et résolu d’un producteur/réalisateur/technicien/artificier de haute voltige et d’un acteur très apprécié aux côtés de Lino Ventura, Jean_Paul Belmondo dans « 100 000 dollars au soleil » de Henri Verneuil, et autodirigé à plusieurs reprises dans ses propres réalisations depuis 1941 : « Ibnou Al Ghab », « Charlotto », « Tarzan », « L’Orphelin » pour ne citer que ceux-là, avant de signer dès 1970 son plus célèbre opus « Le Trésor infernal ».

8ème édition du Festival International du Film)
Les vedettes marocaines font craquer Marrakech
C’est à Larbi Yaâcoubi, chef costumier et artiste jusqu’à la moelle épinière, qu’échoit finalement l’honneur de recevoir des mains de Nour-Eddine Saïl, le vice-président délégué de la Fondation du FIFM, le trophée sanctionnant le 1er Jubilé d’or du cinéma marocain organisé mardi dernier au palais des congrès devant un immense parterre de vedettes nationales et internationales et en présence d’un public passionné et enthousiaste venu accueillir ses invités de marque dont l’exceptionnel jury de cette édition présidé par le jovial et non des moindres prolifiques réalisateurs américains : Barry Levinson.
Lors de cette mémorable journée du cinquantenaire, qui coïncide avec le 52ème anniversaire de l’indépendance du Maroc, pas moins de 4 films marocains sont présentés dans les deux grandes salles Ministres et Ambassadeurs du palais des congrès.

A tout seigneur tout honneur, le premier « Le fils maudit », signé Mohamed Osfour en 1958, cinéaste homme orchestre, autodidacte et pur produit du quartier casablancais Bouchentouf, est une copie d’un vieux film tourné en format 9 mm, revue et corrigée par le défunt lui-même, après avoir fait l’objet il y a 6 ans d’un kinéscopage en France rendant accessible sa projection, et d’un nouveau mixage à coups de commentaire de l’auteur himself, effectué au labo du CCM.

Mohamed Osfour, homme-orchestre, continue d’éblouir le public du cinéma

Bref, Saida, fille de son père et Majida, sa petite fille, présentes toutes les deux dans les dédales de ce palais, peuvent prolonger l’esprit somme toute encyclopédique et résolu d’un producteur/réalisateur/technicien/artificier de haute voltige et d’un acteur très apprécié aux côtés de Lino Ventura, Jean_Paul Belmondo dans « 100 000 dollars au soleil » de Henri Verneuil, et autodirigé à plusieurs reprises dans ses propres réalisations depuis 1941 : « Ibnou Al Ghab », « Charlotto », « Tarzan », « L’Orphelin » pour ne citer que ceux-là, avant de signer dès 1970 son plus célèbre opus « Le Trésor infernal ».

)
Les vedettes marocaines font craquer Marrakech
C’est à Larbi Yaâcoubi, chef costumier et artiste jusqu’à la moelle épinière, qu’échoit finalement l’honneur de recevoir des mains de Nour-Eddine Saïl, le vice-président délégué de la Fondation du FIFM, le trophée sanctionnant le 1er Jubilé d’or du cinéma marocain organisé mardi dernier au palais des congrès devant un immense parterre de vedettes nationales et internationales et en présence d’un public passionné et enthousiaste venu accueillir ses invités de marque dont l’exceptionnel jury de cette édition présidé par le jovial et non des moindres prolifiques réalisateurs américains : Barry Levinson.
Lors de cette mémorable journée du cinquantenaire, qui coïncide avec le 52ème anniversaire de l’indépendance du Maroc, pas moins de 4 films marocains sont présentés dans les deux grandes salles Ministres et Ambassadeurs du palais des congrès.

A tout seigneur tout honneur, le premier « Le fils maudit », signé Mohamed Osfour en 1958, cinéaste homme orchestre, autodidacte et pur produit du quartier casablancais Bouchentouf, est une copie d’un vieux film tourné en format 9 mm, revue et corrigée par le défunt lui-même, après avoir fait l’objet il y a 6 ans d’un kinéscopage en France rendant accessible sa projection, et d’un nouveau mixage à coups de commentaire de l’auteur himself, effectué au labo du CCM.

Mohamed Osfour, homme-orchestre, continue d’éblouir le public du cinéma

Bref, Saida, fille de son père et Majida, sa petite fille, présentes toutes les deux dans les dédales de ce palais, peuvent prolonger l’esprit somme toute encyclopédique et résolu d’un producteur/réalisateur/technicien/artificier de haute voltige et d’un acteur très apprécié aux côtés de Lino Ventura, Jean_Paul Belmondo dans « 100 000 dollars au soleil » de Henri Verneuil, et autodirigé à plusieurs reprises dans ses propres réalisations depuis 1941 : « Ibnou Al Ghab », « Charlotto », « Tarzan », « L’Orphelin » pour ne citer que ceux-là, avant de signer dès 1970 son plus célèbre opus « Le Trésor infernal ».


http://lopinion.ma/spip.php?article19881



(14.01.2009) The House of World Cultures Programme 2008: Archive FAIRE UN COMMENTAIRE

Programme
The House of World Cultures
Resources germany
Programme 2008: Archive


Small Paths - Complex Stories
Mohamed Osfour: a Moroccan film-maker before and after independence - Tarzan and beyond (Films and talks will be translated into German )
Su 21.09.2008 18:00h Free admission


Guest: Aïcha Osfour


Ibn al Ghaba / L’enfant de la jungle
R: Mohamed Osfour, Morocco 1941-1943, ca. 15 min, 35 mm, silent
Mohamed Osfour started making this film when he was fourteen years old and continued working on it in stages using 9.5mm film. His version of the Tarzan story contains all the colonial attributes: sun helmets, stakes, loincloths, etc. The film was premiered in the courtyard of a local pub in Casablanca in summer 1941. A bicycle dynamo supplied the electricity.

Afterwards, Aïcha Osfour will be presenting cuts from other films by Mohamed Osfour such as Aïssa de l´Atlas (1951) and Joha (1952).




Haus der Kulturen der Welt
John-Foster-Dulles-Allee 10
10557 Berlin
Germany
http://www.hkw.de
info@hkw.de



(11.01.2009) Cinquante ans de cinéma marocain
 FAIRE UN COMMENTAIRE



Les 50 ans du cinéma marocain seront célébrés par l’expérience cinématographique de Mohamed Osfour dont le premier long métrage «Le fils maudit» est une expérience qui couronne les quelques courts-métrages qui parodiaient les grands genres cinématographiques


Mohamed Osfour - Photo FFIFM En 1958, Mohamed Osfour, un autodidacte, rompu aux différents métiers de cinéma grâce à ses nombreuses collaborations dans des productions internationales tournées au Maroc, réalisait son rêve : montrer au public marocain des salles populaires de Casablanca, son premier long métrage, « Le Fils maudit ».

Une initiative qui va être fêtée cette année comme le point de départ de la filmographie marocaine parvenue à ses cinquante ans (1958 – 2008), même si, à proprement parler, on peut faire la distinction entre l’histoire du cinéma marocain et l’histoire du cinéma au Maroc : le pays a en effet connu très tôt l’expérience des tournages internationaux et la présence du spectacle cinématographique.

La filmographie marocaine fête cette année son jubilé d’or dans un contexte particulier, marqué par une grande dynamique qui caractérise l’ensemble de la profession cinématographique. Conséquence d’un long parcours de tâtonnements, de recherches, de traversée de désert et fruit d’une maturation qui lui ont permis de se doter d’outils et de stratégies au service d’une production cinématographique nationale de plus en plus visible, progressant à rythme régulier, reconnue et appréciée à travers le monde.




(11.01.2009) Cinquante ans de cinéma marocain
 FAIRE UN COMMENTAIRE

02/12/2008 09:08:25 - Jeune Afrique- Par : Renaud de Rochebrune, envoyé spécial à Marrakec -
Cinquante ans de cinéma marocain


L’événement phare du 8e Festival international du film de Marrakech, le 18 novembre, dans l’immense « salle des ministres » du Palais des congrès, n’a pas eu pour vedette l’une de ces stars internationales – comme Sigourney Weaver ou Roman Polanski, cette année – dont la seule présence assure à la manifestation une audience médiatique inhabituelle sur le continent. On célébrait en effet ce jour-là les 50 ans du cinéma marocain avec un hommage émouvant à un petit homme de 80 ans nommé Larbi Yacoubi. Ce personnage à peu près inconnu est le dernier survivant de l’équipe très réduite qui, en 1958, tourna sous la direction de Mohamed Osfour le premier long-métrage marocain de l’histoire : Le Fils maudit.

Ce film de cinquante minutes réalisé sans aucun moyen par ce bricoleur de génie qu’était Mohamed Osfour ressemble bien à une œuvre pionnière. Construite comme une suite de saynètes mises bout à bout, elle est tournée sans son direct : ce qu’on voit à l’image est commenté par la voix off du cinéaste, qui dit également les dialogues. Elle évoque davantage, l’humour en moins et sur un mode très mineur, les films d’un Buster Keaton au tout début du septième art que ceux des cinéastes reconnus de cette époque. Mais on éprouve autant de plaisir à voir cette curiosité que ses concepteurs, à en croire Yacoubi, en eurent à la réaliser.

Ensuite ? Plus rien pendant une dizaine d’années. Il faudra attendre l’apparition du cinéma d’auteur, à la fin des années 1960, pour qu’Osfour trouve enfin des successeurs : les Hamid Bennani (Wechma), Mohamed Tazi (Vaincre pour vivre, Badis) et autres Souheil Benbarka (Les Mille et Une Mains).

La cinématographie marocaine est aujourd’hui riche de près de deux cents films. Depuis quelques années, elle s’affirme, en grande partie grâce au soutien des autorités, comme l’une des plus dynamiques du Maghreb et de l’ensemble du continent. Seules l’Égypte et, à un moindre degré, l’Afrique du Sud peuvent rivaliser en nombre d’œuvres produites.

Trois œuvres marocaines étaient cette année présentées en primeur aux festivaliers : un film fantastique, Kandisha (qui participait à la compétition pour l’Étoile d’or), un récit sur l’émigration aux relents de polar, Tu te souviens d’Adil ?, et une comédie sociale, Amours voilées. On se féliciterait de cette capacité à explorer des genres très différents si la qualité était toujours au rendez-vous. Ce qui n’est, hélas, pas le cas. Vivement que la nouvelle vague des cinéastes marocains, dont on avait peut-être annoncé un peu tôt l’arrivée au premier plan sur la foi des succès des Nabil Ayouch, Faouzi Bensaïdi



(11.01.2009) Pionnier du cinéma marocain FAIRE UN COMMENTAIRE

Portrait de Mohamed Ousfour , premier cinéaste marocain
Mohamed Osfour, cinéaste-né !

Pionnier du cinéma marocain, autodidacte et bricoleur accompli, Mohamed Osfour s’apprête à tourner son prochain film, après trente années de répit. Retour sur une épopée qui n’a pas encore livré son dernier acte.



• Mohamed Ousfour



C’est un vieil homme alerte et fier qui nous accueille dans sa modeste demeure du quartier L’ermitage, à Casablanca. La cour est envahie d’un étrange bric-à-brac où l’on distingue pêle-mêle des voitures anciennes, des maquettes d’avions, des armes artisanales et d’étranges engins et appareillages, reliques d’une existence dédiée au septième art. Les lieux sont empreints d’une irréelle ambiance de brocante. Le maître de céans nous invite à prendre place, entrant aussitôt dans un long et pesant silence méditatif. Tel un ermite retranché dans sa solitude, Osfour fouille dans sa mémoire, replonge dans une époque révolue pour en puiser de lointains souvenirs. Il agence ses mots, marmonne des paroles inaudibles, hésite… Avant d’entamer le récit d’une histoire passionnante, la sienne.

Affiche

Lorsqu’en 1933, sa famille débarque à Casablanca, le petit Mohamed Osfour est à peine âgé de sept ans. Arraché à sa campagne natale, dans la région de Abda, il vient grossir les rangs des classes populaires et désargentés de Derb Ghallef. En digne fils de pauvre, et très logiquement, il doit travailler pour subvenir à ses besoins. Il se joint à ses deux frères, vendeurs ambulants de journaux, et commence lui aussi à crier les unes de «La Vigie» ou du «Petit Marocain» sur les trottoirs du Mâarif. Un jour, au gré de ses pérégrinations, son attention est attirée par une affiche installée à l’entrée du cinéma Mondial, «ils programmaient une sorte de Tarzan tout en muscles, tout en poil», se rappelle-t-il. Le jeune garçon est magnétisé par le lieu, à un point tel qu’il ne peut réprimer la tentation de resquiller pour accéder au saint des saints, la salle de projection. Après deux heures de spectacle, Mohamed Osfour, qui vient de voir son premier film sort complètement chamboulé. «C’était certes un film, muet, mais la magie des images animées m’avait profondément marqué». Le jeune Osfour vient d’être happé par la passion du cinéma, elle ne le lâchera plus.

Caméra

À 17 ans, Mohamed Osfour est un jeune et fringant garçon de café. Il économise sou par sou et achète sa première caméra ou plutôt son premier jouet, une Pathé-baby 9 mm qui, dès lors, ne connaîtra plus de répit. Avec la frénésie de sa jeunesse, l’apprenti cinéaste n’arrête plus de filmer. Elle tourne, tourne la Pathé, jusqu’au vertige. Notamment dans la forêt de Sidi Abderrahmane, qui servira de toile de fond pour ses premiers opus : l’enfant de la jungle, les vautours de la forêt, Robin des bois, Joha… Pour ne citer que quelques titres de cette riche filmographie, certes naïve mais ô combien avant-gardiste! En 1948, Mohamed Osfour s’improvise mécanicien. Loin de l’écarter de sa passion, ce nouveau métier l’enfonce encore plus dans le cinéma. À une époque où les frères Cohen et Spielberg usent encore leurs culottes sur les bancs des écoles, Mohamed Osfour, en bricoleur de génie, commence à traficoter des machines pour concevoir les premiers effets spéciaux du cinéma marocain. Avec des moyens rudimentaires, le cinéaste réussit malgré tout le pari de sortir des films potables. Une gageure!
Réalisateur, producteur, metteur en scène, scénariste, éclairagiste et même acteur, Mohamed Osfour est tout ça à la fois. En plus, il doit faire face à toutes les contraintes du devis d’un film: achat de la pellicule, cachet des acteurs, développement, montage, etc. Résultat : plusieurs courts-métrages, souvent des films d’action comparables aux aventures de Tarzan que Osfour projette devant un public privilégié dans son atelier de mécanique de Derb Bouchentouf, derrière le cinéma Kawakib.

Avant-gardiste

En 1958, il sort le premier long-métrage du cinéma marocain, L’Enfant maudit. Viendront par la suite d’autres films avant que Mohamed Osfour n’arrête net sa carrière de cinéaste dans les années 70. Un arrêt qu’il explique aujourd’hui par le manque de moyens et dont il accuse les dirigeants du Centre cinématographique de l’époque, coupables selon lui de «non-assistance à personne créative». En fin de compte, et, quoi qu’on puisse dire à propos de son œuvre que d’aucuns n’hésitent pas à comparer avec celle de Châabia Talal, pareillement naïve, pareillement belle, nul ne peut contester à Osfour son avant-gardisme, sa créativité et son courage. Car, au-delà de leur caractère artisanal, les films de Osfour restent des morceaux d’anthologie qui lançaient, en leur époque, les premiers jalons d’un cinéma marocain encore embryonnaire.
Aujourd’hui, lorsqu’on l’interroge sur ses regrets, Osfour répond amer : «Tout. Si tout était à refaire, je ne me lancerais jamais dans le cinéma»… Avant de se raviser: «d’ici trois mois, je vous appellerais pour vous présenter mon prochain film». Incorrigible Osfour




(11.01.2009) MOHAMED OSFOUR PIONNIERS DU CINEMA MAGHREBIN FAIRE UN COMMENTAIRE

Sunday, March 12, 2006

MOHAMED OSFOUR , SAMAMA CHIKLI ET LAKHDAR HAMINA PIONNIERS DU CINEMA MAGHREBIN

Les pionniers du cinéma maghrébin sont au nombre de trois, mais les continuateurs semblent plus nombreux que les films réalisés . Les trois précurseurs , bien que vivant dans des contextes historiques et cadres géographiques différents, avaient en partage une passion exacerbée pour le cinéma .Chacun à leur manière, ils vivaient leur aventure avec une frénésie contagieuse . Ces trois personnages remarquables ont pour nom : Mohmed Osfour (1927-2005), Albert Samama Chikli (1872-1934) et Mohamed Lakhdar Hamina (né en 1934 à Msila). Si les deux premiers cinéastes issus respectivement du Maroc et de Tunisie n’ont eu la consécration qu’ils méritaient que tardivement , Lakhdar Hamina , quand à lui , eut de son vivant, l’occasion de s’illustrer en arborant fièrement les auréoles de la distinction . Il est le premier cinéaste africain à décrocher la Palme d´or du festival de Cannes, en 1975, pour son film : Chronique des années de braise. Mohamed Osfour était le plus autodidacte des trois baliseurs du désert cinématographique maghrébin . Il est né à Abda (région de Safi ) . Il émigra à l´âge de 4 ans avec son père à Casablanca . Il n´a fréquenté ni école ni M´Sid (école traditionnelle ) mais à 11 ans il s´est fabriqué son cinéma à lui avec les moyens du bord . Tchikiou (surnom de l´époque ) eut la révélation du septième art en regardant un film de Tarzan . Il voulait imiter l’Homme-Singe . Après avoir déniché une caméra Pathé-Baby 9mm dans un marché aux puces, il transforma le terrain vague , en studio de tournage . Le cinéma « made of Osfour » est né comme un jeu d’enfants dans une petite clairière de la forêt de Sidi Abderrahman près d’ Ain Diab . L’empreinte du temps s’y est incrustée .
Albert Samama Chikli est relativement plus ancien . Il est décédé la même année où Hamina a vu le jour . C’est un personnage étonnant, voyageur, et aventurier . En 1895, il organisa la première projection cinématographique à Tunis dans le magasin de SOLER avec un des frères LUMIERE . Il collabora par la suite avec Abel GANCE . Il a aussi réalisé en pionnier les premières photographies aériennes en mongolfière au-dessus de Tunis en 1908 .L’homme se passionnait pour les nouvelles techniques apparues avec le siècle . C’est un touche-à-tout. Pendant la Guerre 14-18, il filma les tranchés de Verdun. En 1922 , il réalise le film Zohra qui sera suivi par son premier long métrage Aïn el Ghazel ou La Fille de Carthage (1924) interprétés par sa fille Haydée .
Son épitaphe est tout plein d´éloquence : "Inlassable dans la curiosité, téméraire dans le courage, audacieux dans l´entreprise, obstiné dans l´épreuve, résigné dans le malheur, il laisse des amis".
Mohamed Osfour était plus malicieux . Son agilité s’épanouissait dans la mécanique (non pas quantique qui nécessite une formation académique poussée mais dans la mécanique des bielles et vilebrequins) . Les astuces de tournage et les bricolages qu’il avait introduits au cinéma (voiture-travelling à hauteur réglable , badigeonnage de chevaux …) on les doit plus à son intuition créatrice qu’à une formation pratique dans un institut de cinéma . Son premier court métrage l´Enfant de la Jungle, une sorte de remake à la marocaine de Robin des bois , date de l’ère coloniale (1941). Au casting Osfour et Chikli eurent tous deux recours à deux êtres qui leur sont chers , L’un confie le rôle de co-partenaire à celle qui deviendra sa femme, pour l’autre la principale héroïne était sa fille . Et par ce choix judicieux (n’oublions pas les tabous de l’époque ) ils marquèrent l’avènement , dans leur pays respectif , des toutes premières actrices de cinéma . Chikly devint correspondant des Frères Lumière à Tunis Osfour participa en tant qu’acteur , régisseur ou en tant qu´assistant à la réalisation dans plus de 100 films étrangers où il a côtoyé des noms célèbres tels Hitchcock , Chabrol, Peter O ´Tool ,Claude Lelouch ,Youssef Chahine .Les deux écranistes (jargon de l’époque qui voulait dire cinéastes ) étaient des inventeurs . Leur cadet Mohamed Lakhdar Hamina trouva le terrain tout déblayé, puisqu’il réalisa ses films après l’indépendance de son pays , qui chronologiquement , vint après celle du Maroc et de la Tunisie . Il passa une enfance et une scolarité assez perturbées . Il abandonna les cours théoriques de l´Institut National du Cinéma de Prague pour accroître son savoir dans le domaine spécifique des prises de vue. Il tourna plusieurs films de fiction et documentaires . L’Etat algérien lui confia la direction de l´Office National Cinématographique et des Industries du Cinéma (ONCIC).
Chikli est décédé en 1934. Osfour vient juste de nous quitter . On apprit sa disparition dans la nuit du 17 décembre 2005. Quand à l’auteur de Vent des Aurès , nous lui souhaitons longue vie et une riche cinématographie .
A propos de Mohamed Osfour et avant que les mercenaires de la presse à « quat’sou » s’intéressent à lui dans un dessein mercantile, personne n’ a osé parler du calvaire qu’il vécut amèrement avec les officiels du cinoche. Mais nous étions en quelque sorte pionnier dans cette voie rectificatrice , car les réfractaires étaient nombreux et ne voulaient pas qu’on collait l’épithète Doyen à un analphabète . Nous fûmes pionnier en matière de « chronologisation » de sa filmographie . Aujourd’hui , on est sidéré de voir quelques uns de ces envieux qui ne manquaient pas de zèle revenir sur leurs jugements en reconnaissant toute l’étendue et l’importance de l’apport de ce génial fils de peuple . Malgré les embûches , nous sommes parvenu à détourner l’attention sur son cas . Avant l’avalanche des Hommages dont il avait toujours récusé le côté snob ( la majorité des organisateurs ne connaissent pas son histoire ) , nous étions comme lui , confronté aux mêmes préjugés . En 1991, lors du 3eme Festival National du Film qui se déroula à Meknes nous trouvions l’occasion opportune pour lui consacrer un dossier spécial , paru dans une revue culturelle en vogue . Cette contribution, venue à point nommé, eut de l’effet . Elle fut suivie d’une série de petits articles dans lesquels nous suggérions la création d’une cinémathèque nationale et un musée de cinéma qui abriterait entre autres les trouvailles de notre Méliès national . Ces idées positives nous étaient venues spontanément après deux journées de documentation que nous avions passées chez lui en compagnie du vétéran des projectionnistes marocains Benzidane Brik . Osfour était si enthousiaste malgré son aigreur coutumière . Il nous avait montré un tas de documents personnels ou à caractère mondain , des fiches historiques, des photos inédites , des reportages d’une valeur historique inestimable , des affiches de l’époque … Malheureusement, nos suggestions sont restées lettres mortes . Certes , la Cinémathèque Nationale a vu le jour mais son fonctionnement laisse à désirer .Quand au musée de cinéma on doit attendre une autre ère de cinéma pour qu’il voie le jour .Une bonne partie des objets précieux portant l’empreinte digitale de Mohamed Osfour a été abîmée ou égarée . Aujourd’hui nous réitérons le même souhait : voir s’ériger un musée maghrébin à toutes fin utile .
Quand j’ai vu Osfour pour la dernière fois , il était en bonne santé mais je l’ai trouvé dans un état d’angoisse inconsolable. Il voulait réaliser des films pour assouvir sa soif . La villa-musée qui autrefois regorgeait d’objets ingénieux est devenue morose et taciturne . Il était seul . Tous ceux qui prétendaient être ses amis l’ont abandonné. Seule chose qui nous avait réconforté ce jour là : la maquette d’un voilier confectionnée par son fils pour les besoins d’un film étranger . Ce voilier augurait du renouveau à attendre .
RAZAK


(11.01.2009) le père du cinéma marocain FAIRE UN COMMENTAIRE

Mohamed ousfour n´est plus


Casablanca - Le Pionnier du cinéma marocain, Mohamed Osfour, a rendu l´âme samedi matin dans une clinique à Casablanca, apprend-on auprès de sa famille. Le défunt, âge d´environ 80 ans, fut pris hier vendredi soir d´un soudain malaise à Marrakech où il séjournait. Il fut évacué après coup vers minuit à Casablanca, sa ville d´adoption où il élut domicile à l´âge de 7 ans en compagnie de sa famille venue de la région de Abda.



Mohamed Osfour à Marrakech - Ph Alaoui Considéré comme le père du cinéma marocain, il tourna à un âge précoce et avec des moyens précaires plusieurs courts métrages dans lesquels il est parfois interprète et qui sont souvent des films d´action comparables aux aventures de Tarzan, qui est d´ailleurs son surnom et le premier film qu´il a eu l´occasion de voir dans son enfance.

Des films tournés avec sa première caméra, une Pathé-baby 9 mm dont il fait l´acquisition à l´âge de 17 ans à force d´économie de son métier à l´époque de garçon de café. Son site de prédilection pour le tournage, la forêt de Sidi Abderrahmane, qui servira de toile de fond pour ses premiers opus, entre autres, ´´l´enfant de la jungle´´, ´´les vautours de la forêt´´, ´´Robin des bois´´et ´´Joha´´.

Les projections, Osfour les donnait devant un public privilégié dans son atelier de mécanique de Derb Bouchentouf, derrière le cinéma Kawakib. En 1958, il sort le premier long-métrage du cinéma marocain, ´´L´Enfant maudit´´ (Al Ibn Al Aâq) et en 1970, ´´le trésor infernal´´.

La dépouille de ce grand cinéaste autodidacte qui jeta les premiers jalons d´un cinéma marocain encore embryonnaire à son époque, sera inhumé dimanche à Casablanca.


OBSÈQUES ÉMOUVANTES À CASABLANCA DE MOHAMMED OUSFOUR
Le cinéma marocain a fait ses adieux à son pionnier, Mohamed Ousfour, dont la dépouille a été inhumée dimanche dans le cimetière Achouhada à Casablanca, en présence des ses proches, ses amis cinéastes et autres personnalités du monde de l´art et des médias.

´´Mohamed Ousfour était un autodidacte qui a réussi à faire du cinéma en regardant les films et en côtoyant les producteurs et cinéastes internationaux et qui, plus est, était un véritable maître grâce à qui beaucoup de jeunes ont appris les techniques du cinéma´´, a déclaré à la MAP, M. Noureddine Saïl, Directeur du Centre Cinématographique Marocain (CCM) qui n´a pas manqué d´évoquer avec émotion la complicité et l´amitié qui le liaient au défunt à travers leur fréquentation des ciné-clubs.

Pour lui, Mohamed Ousfour, ´´ce bel aventurier´´, comme il l´appelle affectueusement, est l´un de ses rares personnages qui, humilité oblige, fuyait les feux de la rampe. Raison d´ailleurs qui se trouve, poursuit-il, derrière le peu de reconnaissance réservé à son égard.

L´acteur associatif Abdelmaksoud Rachedi et l´acteur Hassan Skali, ont, à l´occasion de cette triste circonstance, plaidé pour le désormais nécessaire devoir de revisiter son oeuvre et d´en prendre tout le soin nécessaire pour la préserver de la déperdition, proposant d´attribuer le nom du défunt au Jardin de l´ermitage, tout proche de sa demeure, et autres écoles et avenues dans la métropole.

Pour Hassan Skali qui a connu le défunt dans son enfance, Mohammed Ousfour est le père sans conteste du cinéma marocain et aussi grâce à qui, le cinéma a fait son entrée dans les quartiers populaires, évoquant son patriotisme et ses contributions dans la défense de la cause nationale à l´époque du protectorat.

L´universitaire et critique de cinéma, Mohamed Soukri, a, tout en rendant un émouvant hommage à l´homme et l´oeuvre du défunt, fait remarquer que le cinéma marocain est toujours confronté aux mêmes interrogations et défis qui se posaient il y a de cela un demi-siècle à Mohamed Ousfour, notamment sur le registre des moyens de soutien à la création, de la formation aux techniques du cinéma et de l´image de la société marocaine dans l´oeuvre cinématographique.


MAP



(11.01.2009) La question du premier film Cinquantenaire du cinéma marocain (1958-2008) FAIRE UN COMMENTAIRE


La question du premier film Cinquantenaire du cinéma marocain (1958-2008)


Les organisateurs du festival du film francophone de Safi (sud de Casablanca) ont choisi de célébrer lors de la sixième édition de leur festival les cinquante ans du cinéma marocain. Une table ronde a été organisée dans ce sens le jour de la clôture du festival et un trophée a été remis lundi par madame la ministre de la culture au directeur du CCM pour marquer cet évènement.

En fêtant les cinquante du cinéma marocain les organisateurs du FFF de Safi ont ainsi privilégié l´année 1958 comme celle qui a vu naître le premier film marocain, Le fils maudit de Mohamed Ousfour. Il y a certainement une dimension sentimentale dans ce choix. Ousfour, faut-il le rappeler, est un natif de Safi. Dans un autre geste fort, le festival du film francophone a décidé de perpétuer son souvenir en donnant son nom au trophée décerné par le festival, l´Ousfour d´or. C´est une initiative louable. Celle de célébrer le cinéma marocain ne l´est pas moins. Même si parler des cinquante ans du cinéma marocain pose des questions de fond, principalement d´ordre méthodologique. L´histoire du cinéma marocain reste à écrire autour notamment de cette question fondatrice : quel est le premier film marocain ? À Safi, on semble trancher le débat dans le sens de confirmer l´année 1958 comme celle de l´émergence du septième art marocain. Ce n´est pas tout à fait évident. Cela ouvre sur un vaste champ théorique et méthodologique. Une problématique qui n´est pas d´ailleurs spécifiquement marocaine. L´histoire du cinéma est traversée de débat sur… l´histoire du cinéma. Deux constatations marquent ce débat, et qui abordent l´histoire du cinéma différemment : l´une comme simple accumulation de faits et recensement de films. Conception qu´un théoricien de l´histoire du cinéma, Jean Mitry récuse. L´autre conception défendue par Jean-Louis Comolli est beaucoup plus ambitieuse ; elle s´appuie sur la théorie du cinéma comme pratique signifiante articulée aux séries de déterminations complexes d´ordre économique, politique et idéologique.

Sur les deux aspects, le discours d´escorte autour du cinéma marocain affiche un déficit théorique flagrant même si des initiatives timides ont tenté de proposer quelques pistes de réflexion. Une situation qui s´explique par les conditions objectives de ce cinéma lui-même. Longtemps, celui-ci était réduit à sa plus simple expression. Le film de Ousfour lui-même reste un objet rare. Inédit, inconnu pour la plupart des observateurs et des cinéphiles. C´est un moyen métrage, produit dans des conditions quasi artisanales et qui en tant qu´écriture reste très naïf voire primitif au moment même où le cinéma en tant que langage a bouclé sa boucle, d´un point de vue esthétique et artistique.

Cela nous ramène à des questions de méthodologie. Quelle est l´année de référence pour un film : celle de sa production ? De l´obtention de visa ? De sa sortie commerciale ? Ou de sa programmation dans un festival ? Dans ce sens, il y a des observateurs qui font rappeler que le film de Ousfour remonte en effet à 1957, même si il est officiellement daté de 1958, en fait, l´année de l´obtention de son visa.

Autres questions concernant cette fois le format (court, moyen ou long), le genre (fiction, documentaire), voire la nationalité du cinéaste, la nature de la production… si on ouvre ce répertoire, on se rend compte que la question du premier film marocain est une question largement ouverte. Puisque déjà, par exemple, Othello d´Orson Welles a été inscrit à Cannes et a décroché la Palme d´or sous les couleurs marocaines en… 1952. En outre, le Centre Cinématographique Marocain, né en 1944, a produit un joli film en 1957, Le collier de beignets signé Jean Fléchet avec Hassan Skali dans une belle prestation. Beaucoup de critiques de cinéma privilégient ce film comme point de départ de la cinématographie marocaine. Si l´on se réfère à l´exemple de l´Egypte qui vient de fêter avec pompe le centenaire de son cinéma (la différence est de taille), on constate que le repère choisi par les historiens égyptiens est un court métrage, documentaire réalisé par un Turc en 1907, au moment où l´Égypte n´a pas encore eu son indépendance. Si l´on applique la même grille au Maroc, l´année prochaine, il faudra fêter les 90 ans du cinéma au Maroc avec l´anniversaire de Mektoub de Jean Pinchon et Daniel Quentin, tourné au Maroc en 1919. Et je ne parle pas des dizaines de "vues" prises par les opérateurs des frères Lumière !
D´un point de vue strictement institutionnel, d´autres hypothèses penchent plutôt vers l´année 1968 comme celle qui voit le démarrage officiel du cinéma au Maroc avec Vaincre pour vivre de Mohamed Tazi et Ahmed Mesnaoui, le premier long métrage officiel puisque produit par le CCM. Il faut rappeler que cette année a vu la production d´un autre long métrage, Quand mûrissent les dattes de A. Ramdani et Larbi Bennani. Sa sortie a été retardée par rapport à OthelloVaincre pour vivre pour des raisons techniques, étant tourné en couleurs, les travaux de laboratoire ont été effectués à l´étranger… Faut-il ajouter que pour la branche pure et dure de la cinéphile marocaine, la date de naissance du cinéma marocain se situe plutôt en 1970 avec Wechma de Hamid Bennani !
La recherche reste à affiner, d´autant plus qu´il y a des films "portés disparus". On parle, par exemple, d´un projet intitulé Le Violon de Belhachemi, premier directeur du CCM après l´Indépendance. On parle également d´un long métrage de commande, réalisé dans le début des années 60 par des lauréats de l´IDHEC, mais rapidement retiré et détruit ayant été jugé "communiste" par les autorités de tutelle de l´époque. C´est un véritable objet de recherche qui suppose au préalable des outils théoriques et méthodologiques cohérents et fiables. Ensuite, en proposant une distinction entre les différentes formes de production ayant marqué le parcours du cinéma au Maroc. Il y a en effet une histoire du cinéma au Maroc qui épouse pratiquement l´histoire du cinéma tout court, les premiers opérateurs Lumière sont arrivés dans notre pays quelques semaines seulement après la grande première parisienne du cinématographe. Et il y a une histoire du cinéma marocain qui a ses prémices, sa périodisation et son institutionnalisation. En somme une histoire et une préhistoire.





(11.01.2009) sixième édition du Festival des Lumières de Safi (Maroc) FAIRE UN COMMENTAIRE

Autour de la sixième édition du Festival des Lumières de Safi (Maroc)


Il est vrai que les festivals du cinéma sont plus qu´importants, en ce qu´ils permettent de renouer ce lien entre le public et le grand écran, de favoriser le contact et l´échange entre les différents acteurs du secteur cinématographique à savoir les producteurs, les cinéastes, les comédiens et les critiques. Il est vrai également que ces rencontres permettent aux cinéphiles de voir des films qui, très souvent, souffrent des problèmes de la distribution surtout à l´échelle du Maroc. Tel est le cas, entre autres, de la sixième édition du Festival des Lumières de Safi, laquelle s´est déroulée entre le 29 mars et le 05 avril, 2008, et dont le programme était à la fois varié et prometteur.

Nombreux sont les pays qui, en effet, ont été représentés lors de cette édition : du Maroc (Adieu mères ! de Mohamed ISMAIL et En attendant Pasolini de Daoud OULAD-SYAD), d´Egypte (In the Héliopolis Flat de Mohamed KHAN et None but that! de Khaled EL HAGGAR), du Liban (Caramel de Nadine LABAKI), d´Algérie (Cartouches gauloises de Mehdi CHAREF), de France (Une fille coupée en deux de Claude CHABROL et Le fils de l´épicier d´Eric GUIRADO), de Suisse (La Vraie vie est ailleurs de Frédéric CHOFFAT), de Belgique (Formidable de Dominique STANDAERT), de Tunisie (Elle et lui de Elyes BACCAR). Ces onze longs métrages ont été l´objet des supputations de quatre jurys : officiel, junior, critique et presse.



Ensuite, des hommages ont été rendus à de nombreuses personnalités du septième art dont Aymen ZAIDANE (Syrie), Hassan HOSNI (Egypte), Nourredine SAIL et Hamid BENNANI (Maroc), Jean Jacques ANDRIEN (Belgique). Aussi, un atelier sur la direction de l´image a été animé par Fadel CHOUIKA ; un deuxième sur l´écriture du scénario par Frédéric LA FORGUE et un troisième sur la formation de l´acteur par Rabie KATI.
La sixième édition était également l´occasion de commémorer "50 ans du cinéma marocain", dont feu si Mohamed OUSFOUR était l´un des pionniers avec son premier long métrage Le Fils maudit produit en 1956 et sorti en 1958 (sic).
C´est pourquoi, les organisateurs ont trouvé bon de consacrer une "table ronde" au cinéma marocain afin d´en évaluer les acquis et les enjeux. Ont pris part à ce débat Ahmed ARAIB, Mohamed DAHANE, Sarim FASSI AL FIHRI et Hamid BENNANI. En effet, le premier a mis l´accent sur l´évolution du CCM et sur l´histoire du cinéma marocain en insistant sur deux phases cruciales dans la production cinématographique marocaine, à savoir 1958 (Le Fils maudit) et 1970 (Wachma de Hamid BENNANI) et sur le rôle incontournable des festivals, qui, selon le responsable au CCM, combleraient le vide qu´a provoqué le recul des ciné-clubs. Le second intervenant s´est intéressé aux thèmes traités par les réalisateurs marocains, comme l´enfance, la femme, le déracinement, l´urbanisme et ses conséquences. Mohamed DAHANE a souligné, par ailleurs, que la matière historique a rarement été l´objet de prédilection des cinéastes marocains. Et si Sarim FASSI AL FIHRI a abordé les problèmes et les contraintes de la production au Maroc, Hamid BENNANI, quant à lui, s´est passionnément exprimé sur son parcours cinématographique en mettant en exergue son expérience au ciné-club de Meknès et celle de Sigma 3 en compagnie de Mohamed TAZI, Ahmed BOUANANI et Mohamed SEKKAT. Pour lui, deux noms sont indélébiles : Ahmed BELHACHMI et Nourredine SAIL, du fait de leur contribution fort déterminante dans sa carrière cinématographique.

Certes, on ne peut nier la qualité du festival de Safi, tant le plan de l´organisation que sur la programmation, cependant certaines remarques semblent nécessaires.


1. la salle des projections ne répond nullement aux attentes des cinéphiles ni à celles des invités d´une telle manifestation.
2. excepté les deux rencontres avec Mohamed Ismail et Daoud OULAD-SYAD, le public n´a pas eu la chance de discuter les autres films.
3. absence des films de l´Afrique du sud.
4. programmation des films qui ne répondent pas aux critères de la francophonie (et dont le sous-titrage est même en anglais).
5. l´absence de certaines personnes : Nabila Abid, Tayeb LAALEJ ("raison de santé" selon Souad HAMIDOU ou "des engagements" pour Rabie KATI ?) et autres, surtout que cela influe le déroulement de la cérémonie de clôture (remise des prix).
6. des hommages en surnombre portent atteinte à la crédibilité d´une telle action.

Bouchta FARQZAID







(11.01.2009) Festival international du film de Marrakech 2008 FAIRE UN COMMENTAIRE

Festival international du film de Marrakech 2008


La ville de Marrakech nous mène à parler des émotions et des passions. Le festival a été l´occasion de nombreuses rencontres culturelles.

Marrakech, ville ocre, est non seulement célèbre pour sa prestigieuse place de Jamaâ el fna mais aussi pour son grand festival international du film, qui s´est imposé dans le milieu cinématographique.

Ce festival est devenu une grande fête où tous les films du monde sont présentés et où de grandes stars se rencontrent. Le public ainsi rassemblé donne un côté magique à la ville.

L´équipe d´organisation du festival a décidé cette année, pour l´ouverture, de donner la parole à une grande star de la place de Jamaâ El fna, Mohamed Paris. Celui-ci est le doyen des conteurs de Jamaâ El Fna ; il raconte de façon extraordinaire l´histoire de ce grand festival. Une traduction simultanée a été faite en français et en anglais. L´actrice et journaliste Sanae Zaïm et le journaliste britannique Alex Taylor, ont assuré la présentation du spectacle.

La programmation des films dans cette édition, la huitième, est très riche. On y trouve les films suivants :
100 (Chris Martinez, Philippines),
Country Wedding ("Sveitabrúðkaup", Valdís Óskarsdóttir, Islande),
Empty Nest ("El nido vacio", Daniel Burman, Argentine),
Fronzen River (Courtney Hunt),
Prince of Broadway (Sean Baker),
The first day of Winter ("Il primo giorno d´inverno", Mirko Locatelli, Italie),
Time to die ("Pora Umierac", Dorota Kędzierzawska, Pologne),
Zero Bridge (Tariq Tapa, Etats-Unis & Inde),
A year age in winter ("Im Winter ein Jahr" Caroline Link, Allemagne),
Eden (Declan Recks, Irlande),
Flame et Citron ("Flammen & Citronen", Ole Christian Madsen, Danemark),
Kandisha (Jérôme Cohen-Olivar, Maroc),
Tears of April ("Käsky", Aku Louhimies, Finlande),
The shaft ("Dixia de Tiankong", Zhang Chi, Chine),
Wild field ("Dikoe Pole", Mikhail Kalatozishvili, Russie).

Ces quinze films méritent d´être vus. Ce jury est présidé cette année par Barry Levinson, grand réalisateur, scénariste et producteur américain. Les membres sont : Agusti Villaronga, réalisateur et scénariste espagnol, Hugh Hudson, réalisateur, scénariste et producteur anglais, Mariana Barry, écrivaine et juriste guinéo- sénégalaise, Sébastien Koch, acteur allemand, Ghita El Khayat, psychiatre, psychanalyste, anthropologue et femme de lettres et des arts marocaine, Joaquim De Almeida, acteur portugais, Natacha Régnier, actrice belge, Caterina Murino, actrice italienne. Ce jury va offrir quatre prix : l´étoile d´or, le prix du jury, et les deux prix d´interprétation féminin et masculin.
Cette huitième édition de ce grand festival de cinéma a une portée locale, africaine et internationale.

Le cinéma britannique est à l´honneur dans ce festival et célèbre avec le public marocain son quarantième anniversaire. Simultanément le cinéma marocain fête son cinquantième anniversaire d´existence et de créativité. Le pionnier Mohamed Osfour est à l´honneur.
Le festival rend aussi hommage à deux grandes figures du cinéma : Sigourney Weaver et Youssef Chahine.

Noureddine Mhakkak
Ecrivain et critique de cinéma






liens films


Kandisha 2007
Jérôme Cohen-Olivar




liens artistes


Chahine Youssef


Cohen-Olivar Jérôme


Osfour Mohamed




évènements



14/11/2008 > 22/11/2008
festival |Maroc |
Festival International du film de Marrakech (FIFM 2008)
8ème Édition






(11.01.2009) Le Trésor Infernal de Mohamed Osfour FAIRE UN COMMENTAIRE




Le Trésor Infernal
de Mohamed Osfour
16 mm, Noir et blanc, 70 minutes
Production : Mohamed Osfour - Scénario, dialogue et réalisation : Mohamed OUSFOUR - Montage image : Ahmed BOUANANI
Interprétation : Hadj FENNANE et Jamila AI AYOUBI

Il s´agit de la recherche d´un trésor convoité.
Un laboureur trouve un trésor dans son champs, des pillards le lui vole. Son fils Fares se lance à leur poursuite ...
Les événements tournent dans une époque indéterminée, tout ce que l´on sait, à travers la présence des chevaux et des chameaux et le genre de costumes que l´histoire ne relève pas du 20ème siècle. Les séquences sont tournées à la fôret de "Dissa" (Sindibad, actuellement), un beau lieu sur la côte Atlantique du côté de Hay Hassani, le célèbre quartier casablancais.
Avec un nombre important de figurant, Osfour Mohamed Osfour exprime, par ce film, une véritable fascination vis-à-vis des super-productions hollywoodiennes.





(11.01.2009) Le Fils Maudit ou l´Enfant Prodigue de Mohamed Osfour FAIRE UN COMMENTAIRE

Le Fils Maudit ou l´Enfant Prodigue
de Mohamed Osfour
16 mm, Noir et blanc, 50 minutes, muet
Production : Mohamed Osfour
Interprétation : El Gnous et Zaki BOUKHRISS


Comme son l´indique, c´est un film qui essaie de tracer le profil d´un enfant qui n´obéit pas à ses parents. il sera confronté à toutes sortes de punitions... Les premières leçons de délinquance, le fils maudit les a reçues dès son enfance et ce en raison de la négligence de ses parents. Il est devenu un dangereux malfaiteur dont le seul but est l´argent. Ses méfaits le conduisent au crime.
Ce premier court métrage, réalisé par Mohamed Osfour, un autodidacte qui maîtrise bien les notions élémentaires du tournage cinématographique, montre les limites d´un cinéaste non armé par une formation théorique. Le film est une sorte de constat naïf, mais vrai, à des faits considérés comme un crime qui est passible, dans la tradition musulmane, par le châtiment de ce monde et de l´au-delà.
Dommage que l´intérêt de la critique aux travaux d´Osfour ne soit que depuis 1984. Dans toutes les références qu´on a décelés et concernant le cinéma marocain, aucune trace de ce nom, aucune citation. On considère partout que le premier long métrage marocain est "Vaincre pour vivre" de Mohamed Tazi et Ahmed Mesnaoui. Cet oubli viendrait d´être levé grâce à un documentaire télévisé réalisé en 1984 par un grand cinéaste marocain, Mohamed Reggab, sur un texte de deux écrivains de talent, Mostafa Mesnaoui et Youssef Fadel, et surtout, grâce aux éloges faites à l´adresse d´Ousfour par le grand réalisateur égyptien Salah Abou Sayf, en 1986 lors d´un séminaire sur l´écriture du scénario, à Béni Mellal. Lors de notre thèse, on essayera de dresser un tableau à ce cinéaste, considéré comme le père du cinéma marocain.





(11.01.2009) Mohamed Osfour, Samama Chikil et Lakhdar Hamina, FAIRE UN COMMENTAIRE

Mohamed Osfour, Samama Chikil et Lakhdar Hamina, pionners du cinéma maghrebin
Les pionniers du cinéma maghrébin sont au nombre de trois, mais les continuateurs semblent plus nombreux que les films réalisés .



Les trois précurseurs , bien que vivant dans des contextes historiques et cadres géographiques différents, avaient en partage une passion exacerbée pour le cinéma .Chacun à leur manière, ils vivaient leur aventure avec une frénésie contagieuse . Ces trois personnages remarquables ont pour nom : Mohmed Osfour (1927-2005), Albert Samama Chikli (1872-1934) et Mohamed Lakhdar Hamina (né en 1934 à Msila). Si les deux premiers cinéastes issus respectivement du Maroc et de Tunisie n’ont eu la consécration qu’ils méritaient que tardivement , Lakhdar Hamina , quand à lui , eut de son vivant, l’occasion de s’illustrer en arborant fièrement les auréoles de la distinction . Il est le premier cinéaste africain à décrocher la Palme d´or du festival de Cannes, en 1975, pour son film : Chronique des années de braise. Mohamed Osfour était le plus autodidacte des trois baliseurs du désert cinématographique maghrébin . Il est né à Abda (région de Safi ) . Il émigra à l´âge de 4 ans avec son père à Casablanca . Il n´a fréquenté ni école ni M´Sid (école traditionnelle ) mais à 11 ans il s´est fabriqué son cinéma à lui avec les moyens du bord . Tchikiou (surnom de l´époque ) eut la révélation du septième art en regardant un film de Tarzan . Il voulait imiter l’Homme-Singe . Après avoir déniché une caméra Pathé-Baby 9mm dans un marché aux puces, il transforma le terrain vague , en studio de tournage . Le cinéma « made of Osfour » est né comme un jeu d’enfants dans une petite clairière de la forêt de Sidi Abderrahman près d’ Ain Diab . L’empreinte du temps s’y est incrustée .
Albert Samama Chikli est relativement plus ancien . Il est décédé la même année où Hamina a vu le jour . C’est un personnage étonnant, voyageur, et aventurier . En 1895, il organisa la première projection cinématographique à Tunis dans le magasin de SOLER avec un des frères LUMIERE . Il collabora par la suite avec Abel GANCE . Il a aussi réalisé en pionnier les premières photographies aériennes en mongolfière au-dessus de Tunis en 1908 .L’homme se passionnait pour les nouvelles techniques apparues avec le siècle . C’est un touche-à-tout. Pendant la Guerre 14-18, il filma les tranchés de Verdun. En 1922 , il réalise le film Zohra qui sera suivi par son premier long métrage Aïn el Ghazel ou La Fille de Carthage (1924) interprétés par sa fille Haydée .
Son épitaphe est tout plein d´éloquence : "Inlassable dans la curiosité, téméraire dans le courage, audacieux dans l´entreprise, obstiné dans l´épreuve, résigné dans le malheur, il laisse des amis".
Mohamed Osfour était plus malicieux . Son agilité s’épanouissait dans la mécanique (non pas quantique qui nécessite une formation académique poussée mais dans la mécanique des bielles et vilebrequins) . Les astuces de tournage et les bricolages qu’il avait introduits au cinéma (voiture-travelling à hauteur réglable , badigeonnage de chevaux …) on les doit plus à son intuition créatrice qu’à une formation pratique dans un institut de cinéma . Son premier court métrage l´Enfant de la Jungle, une sorte de remake à la marocaine de Robin des bois , date de l’ère coloniale (1941). Au casting Osfour et Chikli eurent tous deux recours à deux êtres qui leur sont chers , L’un confie le rôle de co-partenaire à celle qui deviendra sa femme, pour l’autre la principale héroïne était sa fille . Et par ce choix judicieux (n’oublions pas les tabous de l’époque ) ils marquèrent l’avènement , dans leur pays respectif , des toutes premières actrices de cinéma . Chikly devint correspondant des Frères Lumière à Tunis Osfour participa en tant qu’acteur , régisseur ou en tant qu´assistant à la réalisation dans plus de 100 films étrangers où il a côtoyé des noms célèbres tels Hitchcock , Chabrol, Peter O ´Tool ,Claude Lelouch ,Youssef Chahine .Les deux écranistes (jargon de l’époque qui voulait dire cinéastes ) étaient des inventeurs . Leur cadet Mohamed Lakhdar Hamina trouva le terrain tout déblayé, puisqu’il réalisa ses films après l’indépendance de son pays , qui chronologiquement , vint après celle du Maroc et de la Tunisie . Il passa une enfance et une scolarité assez perturbées . Il abandonna les cours théoriques de l´Institut National du Cinéma de Prague pour accroître son savoir dans le domaine spécifique des prises de vue. Il tourna plusieurs films de fiction et documentaires . L’Etat algérien lui confia la direction de l´Office National Cinématographique et des Industries du Cinéma (ONCIC).
Chikli est décédé en 1934. Osfour vient juste de nous quitter . On apprit sa disparition dans la nuit du 17 décembre 2005. Quand à l’auteur de Vent des Aurès , nous lui souhaitons longue vie et une riche cinématographie .







(11.01.2009) Osfour: Le Rossignol ne Chantera Plus... FAIRE UN COMMENTAIRE

Osfour: Le Rossignol ne Chantera Plus...

´´C´est la disparition d´un homme exceptionnel, un patriote, un grand personnage qui a voué entièrement sa vie au 7ème art´´, c´est en ces termes que le critique cinématographique, Ahmed Fertat, fait l´oraison funèbre du pionnier du cinéma marocain, Mohamed Ousfour, décédé le 17 décembre à Casablanca.

Un témoignage émouvant qui en dit long sur la stature du défunt et exprime la vénération de son auteur pour ce cinéaste de génie à qui d´ailleurs il avait consacré, il y a quelques années, tout un livre intitulé ´´Une passion nommée Cinéma´´.

Un livre qui retrace la vie et le fabuleux destin de Mohamed Ousfour, le père sans conteste du cinéma marocain puisqu´il en a jeté les premiers jalons avant même l´indépendance du pays, donnant des années après l´envie de faire du cinéma à toute une génération de cinéastes marocains comme Hamid Bennani, Ahmed Bouanani et l´inégalable Mohamed Reggab.

En Bref, s´il est permis de faire une comparaison, Mohamed Ousfour est pour le cinéma marocain ce que les frères lumière représentent pour le 7ème art dans l´Hexagone et dans le monde. Il était l´´´homme orchestre´´, comme le surnomme Ahmed Fertat, puisqu´il faisait pratiquement tout de bout en bout de la chaîne de la production cinématographique. Tour à tour et à la fois, scénariste, producteur, acteur, éclairagiste et réalisateur. Et, fait inédit et impensable de nos jours, il faisait lui-même la projection de ses films.

Des films tournés avec sa première caméra, une Pathé-baby 9 mm dont il a fait l´acquisition à l´âge de 14 ans chez un brocanteur. Son site de prédilection pour le tournage, la forêt de Sidi Abderrahmane, qui servira de toile de fond pour ses premiers opus, entre autres, ´´Ibn al Ghaba´´ (l´enfant de la jungle), ´´Robin des Bois ´´et ´´Joha´´. Quant aux projections, Ousfour les donnait dans son atelier de mécanique de Derb Bouchentouf, derrière le cinéma Kawakib.

Car Mohamed Ousfour était aussi mécanicien et aussi dans une vie antérieure, vendeur de journaux ambulant. Un petit métier qui va être à l´origine de son alphabétisation et surtout derrière la découverte de son premier film au cinéma; un film, certes, muet, mais qui va animer au fond de lui une passion qui ne le quittera plus jamais même dans ses moments de dépit faute de reconnaissance et surtout du soutien dans les années 70 et 80 à la production cinématographique.

Des décennies au cours desquelles il cesse de faire des films sans pour autant abandonner le cinéma puisque les cinéastes internationaux qui venaient planter leurs caméras dans les décors du pays faisaient appel à ses services en tant que technicien, notamment Orson Welles dans son chef-d´oeuvre ´´Othello´´ en 1952. Grâce à lui, le cinéma a fait son entrée dans les quartiers populaires à une époque où la fréquentation des salles obscures était l´apanage d´une certaine élite, les colons.

DE LA MÉMOIRE
A ses débuts, Mohamed Ousfour, comme le rappelle avec amusement et non moins admiration son biographe, ira jusqu´à utiliser la dynamo de sa bicyclette pour alimenter sa caméra, un jour de panne électrique. Preuve que le bricolage n´avait pas de secrets pour Mohamed Ousfour qui mettra un peu plus tard ce don inné de la débrouillardise à profit pour concevoir les premiers effets spéciaux du cinéma marocain.

Il tourne à un âge précoce et avec des moyens précaires plusieurs courts-métrages dans lesquels il campe parfois le rôle principal et qui sont souvent des films d´action comparables aux aventures de Tarzan, qui est d´ailleurs son surnom et le premier film qu´il a eu l´occasion de voir dans son enfance. Et après le baptême nécessaire des courts, Mohamed Ousfour passe à la vitesse supérieure.

En 1958, il sort son premier long-métrage du cinéma marocain, ´´L´Enfant maudit´´ (Al Ibn Al Aâq). Le premier long-métrage dans le répertoire du cinéma marocain. Il récidive en 1970 en réalisant ´´le Trésor Infernal´´, un film où l´on est d´emblée impressionné par le nombre imposant des figurants qui exprime à l´évidence la fascination de Mohamed Ousfour pour les super productions hollywoodiennes.

Et outre ses oeuvres cinématographiques, Mohamed Ousfour, patriote comme il est, a aussi énormément contribué à la médiation de la cause marocaine pour l´indépendance puisque certains de ses reportages sur des événements tragiques de répression de la résistance ont servi aux nationalistes pour plaider dans les instances internationales la cause nationale. Il a aussi immortalisé le retour de l´exil du Père de la Nation, Feu SM Mohammed V.

Mohamed Ousfour a rendu l´âme à Casablanca, sa ville d´adoption où 72 ans plutôt, exactement en 1933, il élut domicile à l´âge de 6 ans en compagnie de sa famille venue de la région de Abda-Doukkala. Et c´est d´ailleurs en hommage à ce grand magicien de la pellicule que les trophées décernés par le Festival du Film Francophone à sa naissance en juillet 2003 à Safi ont été baptisés par les organisateurs en son nom, ´´Ousfour d´or´´.

Mais l´hommage qu´il s´agit aujourd´hui de lui rendre, c´est de revisiter son oeuvre et d´en prendre tout le soin nécessaire pour la préserver de la déperdition comme il fut le cas pour ´´l´orphelin´´, un long-métrage du défunt dont la copie à disparu à jamais. Les responsables de la chose culturelle, les critiques, les chercheurs se doivent tous de faire ce travail de mémoire.

Quant à nos cinéastes, surtout ceux qui ne cessent de se lamenter sur leur sort prétextant la modicité des moyens, ils devraient plutôt méditer l´exemple de Mohamed Ousfour qui, avec des moyens rudimentaires et de la récupération de la pellicule utilisée, est parvenu quand même à faire un vrai cinéma.

Rachid Sami
18/12/2005




...

´´C´est la disparition d´un homme exceptionnel, un patriote, un grand personnage qui a voué entièrement sa vie au 7ème art´´, c´est en ces termes que le critique cinématographique, Ahmed Fertat, fait l´oraison funèbre du pionnier du cinéma marocain, Mohamed Ousfour, décédé le 17 décembre à Casablanca.

Un témoignage émouvant qui en dit long sur la stature du défunt et exprime la vénération de son auteur pour ce cinéaste de génie à qui d´ailleurs il avait consacré, il y a quelques années, tout un livre intitulé ´´Une passion nommée Cinéma´´.

Un livre qui retrace la vie et le fabuleux destin de Mohamed Ousfour, le père sans conteste du cinéma marocain puisqu´il en a jeté les premiers jalons avant même l´indépendance du pays, donnant des années après l´envie de faire du cinéma à toute une génération de cinéastes marocains comme Hamid Bennani, Ahmed Bouanani et l´inégalable Mohamed Reggab.

En Bref, s´il est permis de faire une comparaison, Mohamed Ousfour est pour le cinéma marocain ce que les frères lumière représentent pour le 7ème art dans l´Hexagone et dans le monde. Il était l´´´homme orchestre´´, comme le surnomme Ahmed Fertat, puisqu´il faisait pratiquement tout de bout en bout de la chaîne de la production cinématographique. Tour à tour et à la fois, scénariste, producteur, acteur, éclairagiste et réalisateur. Et, fait inédit et impensable de nos jours, il faisait lui-même la projection de ses films.

Des films tournés avec sa première caméra, une Pathé-baby 9 mm dont il a fait l´acquisition à l´âge de 14 ans chez un brocanteur. Son site de prédilection pour le tournage, la forêt de Sidi Abderrahmane, qui servira de toile de fond pour ses premiers opus, entre autres, ´´Ibn al Ghaba´´ (l´enfant de la jungle), ´´Robin des Bois ´´et ´´Joha´´. Quant aux projections, Ousfour les donnait dans son atelier de mécanique de Derb Bouchentouf, derrière le cinéma Kawakib.

Car Mohamed Ousfour était aussi mécanicien et aussi dans une vie antérieure, vendeur de journaux ambulant. Un petit métier qui va être à l´origine de son alphabétisation et surtout derrière la découverte de son premier film au cinéma; un film, certes, muet, mais qui va animer au fond de lui une passion qui ne le quittera plus jamais même dans ses moments de dépit faute de reconnaissance et surtout du soutien dans les années 70 et 80 à la production cinématographique.

Des décennies au cours desquelles il cesse de faire des films sans pour autant abandonner le cinéma puisque les cinéastes internationaux qui venaient planter leurs caméras dans les décors du pays faisaient appel à ses services en tant que technicien, notamment Orson Welles dans son chef-d´oeuvre ´´Othello´´ en 1952. Grâce à lui, le cinéma a fait son entrée dans les quartiers populaires à une époque où la fréquentation des salles obscures était l´apanage d´une certaine élite, les colons.

DE LA MÉMOIRE
A ses débuts, Mohamed Ousfour, comme le rappelle avec amusement et non moins admiration son biographe, ira jusqu´à utiliser la dynamo de sa bicyclette pour alimenter sa caméra, un jour de panne électrique. Preuve que le bricolage n´avait pas de secrets pour Mohamed Ousfour qui mettra un peu plus tard ce don inné de la débrouillardise à profit pour concevoir les premiers effets spéciaux du cinéma marocain.

Il tourne à un âge précoce et avec des moyens précaires plusieurs courts-métrages dans lesquels il campe parfois le rôle principal et qui sont souvent des films d´action comparables aux aventures de Tarzan, qui est d´ailleurs son surnom et le premier film qu´il a eu l´occasion de voir dans son enfance. Et après le baptême nécessaire des courts, Mohamed Ousfour passe à la vitesse supérieure.

En 1958, il sort son premier long-métrage du cinéma marocain, ´´L´Enfant maudit´´ (Al Ibn Al Aâq). Le premier long-métrage dans le répertoire du cinéma marocain. Il récidive en 1970 en réalisant ´´le Trésor Infernal´´, un film où l´on est d´emblée impressionné par le nombre imposant des figurants qui exprime à l´évidence la fascination de Mohamed Ousfour pour les super productions hollywoodiennes.

Et outre ses oeuvres cinématographiques, Mohamed Ousfour, patriote comme il est, a aussi énormément contribué à la médiation de la cause marocaine pour l´indépendance puisque certains de ses reportages sur des événements tragiques de répression de la résistance ont servi aux nationalistes pour plaider dans les instances internationales la cause nationale. Il a aussi immortalisé le retour de l´exil du Père de la Nation, Feu SM Mohammed V.

Mohamed Ousfour a rendu l´âme à Casablanca, sa ville d´adoption où 72 ans plutôt, exactement en 1933, il élut domicile à l´âge de 6 ans en compagnie de sa famille venue de la région de Abda-Doukkala. Et c´est d´ailleurs en hommage à ce grand magicien de la pellicule que les trophées décernés par le Festival du Film Francophone à sa naissance en juillet 2003 à Safi ont été baptisés par les organisateurs en son nom, ´´Ousfour d´or´´.

Mais l´hommage qu´il s´agit aujourd´hui de lui rendre, c´est de revisiter son oeuvre et d´en prendre tout le soin nécessaire pour la préserver de la déperdition comme il fut le cas pour ´´l´orphelin´´, un long-métrage du défunt dont la copie à disparu à jamais. Les responsables de la chose culturelle, les critiques, les chercheurs se doivent tous de faire ce travail de mémoire.

Quant à nos cinéastes, surtout ceux qui ne cessent de se lamenter sur leur sort prétextant la modicité des moyens, ils devraient plutôt méditer l´exemple de Mohamed Ousfour qui, avec des moyens rudimentaires et de la récupération de la pellicule utilisée, est parvenu quand même à faire un vrai cinéma.

Rachid Sami
18/12/2005

Voir également



 

 
 
 
 
 
© MarockMag 2010 by Graph Online